L'ocre et les récipients pour ocre de la grotte Cioarei, village Borosteni, commune Pestisani, dép. de Gorj, Roumanie

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  7Annales d’Université Valahia Targoviste, Section d’Archéologie et d’Histoire, Tome XI, Numéro 1, 2009, p. 7 - 19 ISSN: 1584-1855 L’ocre et les récipients pour ocre de la grotte Cioarei, village Boro  teni, commune Pe  ti  ani, dép. de Gorj, Roumanie Marin Cârciumaru*, Minodora   u    uianu-Cârciumaru** * Université Valahia de Târgovi  te, Faculté de Sciences Humaines, Str. Lt. Stancu Ion, nr. 34-36, 130108, Târgovi  te, jud. Dâmbovi  a, e-mail: mcarciumaru@yahoo.com; **Târgovi  te, Str. Constantin Brâncoveanu, Bloc D-01, sc. A, ap. 6, e-mail: minodora.c@gmail.com  Abstract: The ochre and the ochre containers from the Cioarei Cave. The Cioarei Cave is situated in Boro  teni village, the commune of Pe  ti  ani, Gorj County, at an absolute height of 350 m. In the cave has been identified an important Mousterian dwelling and another one attributed to the Gravetian. The Mousterian layers have provided important quantities of ochre, and especially eight containers for preparing the ochre, made from the upper part of stalagmites and from stalagmite crust. Most of these containers are concentrated in layer E, dated at over 50.000 B.P. The microscopic analysis of the ochre layers has pointed out extremely interesting aspects concerning the elements of the pigments used, and concerning the carving processes by means of scraping and scratching. Keywords: Middle Paleolithic, Mousterian, ochre, ochre recipients, art, symbolism. Mots-clé: Paléolithique moyen, Moustérien, ocre, récipients pour ocre(godets), art, symbolisme Introduction La grotte Cioarei est située dans la  proximité du village de Boro  teni, commune Pe  ti  ani, département de Gorj, étant creusée dans un éperon calcaire d’âge Barrémien-Aptien qui descend de Piatra Boro  teni,  partie composante des Monts Vâlcan. La grotte est située à une altitude absolue de 350 m et relative d’environ 30 m par rapport à l’eau de la Bistricioara, affluent de la Bistri  ei. Du point de vue physico géographique, la grotte Cioarei est située au sud des Carpates Méridionales, au contact de la montagne avec les Souscarpates de l’Olténie. L’homme  paléolithique, qui a habité dans la grotte Cioarei pendant le Pléistocène supérieur, a  bénéficié certainement d’un cadre naturel extrêmement varié en ce qui concerne l’exploitation des ressources, pendulant entre le milieux spécifiquement montagneux et celui offert par la zone Souscarpatique. La  position stratégique a été certainement exploitée par l’homme paléolithique (M. Cârciumaru, M. Anghelinu, E.-C. Ni  u, M. Cosac, G. Mur   toreanu, 2007). Il n’est pas exclu que, d’ici, les habitants néanderthaliens de la grotte et, plus tard,  Homo sapiens  aient  parti dans leurs expéditions de chasse, après avoir fait attentivement des observations sur le déplacement des troupeaux d’herbivores dans la dépression et le long de la Bistricioara. Comme nous venons de mentionner, la grotte Cioarei est située du côté gauche de la vallée de la Bistricioara, à la base d’une  pente abrupte de l’éperon calcaire connu sous le nom de Cioara. L’accès est facile, et l’entrée de la grotte est orientée vers le sud-ouest. Il s’agit d’une grotte relativement  petite, ayant une longueur de seulement 27 m et une largeur d’environ 7 m et une surface d’environ 85 m c.  8Les recherches archéologiques ont démontré une importante habitation moustérienne et une habitation plus faible de la grotte pendant le Paléolithique supérieur (C. S. Nicol  escu-Plop  or, C. N. Mateescu, 1955; M. Cârciumaru, 1977; 1980; M. Cârciumaru et colab., 2000; R. Cârciumaru, M.  u  uianu, 1998). Parmi les matériaux lithiques et les restes de faune, dans la grotte Cioarei on a découvert des quantités importantes d’ocre et, exceptionnellement, une série de récipients, très intéressants, dans lesquels l’ocre respective était préparée en vue d’être utilisé. Considérations générales sur l’ocre Le nom d’ocre provient du mot grec okhros  qui peut être traduit par « jaune. » En réalité, dans le vocabulaire des préhistoriens, la notion d’ocre a, au moins du point de vue de la couleur, un sens plus large. D’habitude, lorsque la couleur rouge domine, il s’agit d’une argile riche en hématite, par rapport à la couleur jaune qui est donnée par le contenu élevé en limonite. Pourtant, dans la structure de l’ocre utilisé pendant la  préhistoire, on rencontre aussi le bioxyde de manganèse, l’oxyde de fer noir et même le charbon qui caractérise généralement les couleurs foncées, surtout la couleur noire, tout comme la calcite, utilisée pour obtenir la couleur blanche. Cela signifie que dans le terme d’ ocre  on inclut tous les types de terres colorantes jaunes, rouges, brunes (M. Cârciumaru, 2000 a). Dans la plupart des cas, la  particularité des minéraux inclus dans la structure de l’ocre est donnée par le contenu en fer sous la forme anhydre ou hydratée. Parmi les formes anhydres peuvent être inclus les minéraux hématite et oligiste, et les variétés hydratées comprennent: limonite, goethite, lépidocrocite, glauconite et latérite. L’hématite et sa variété, l’oligiste (Fe 2 O 3 ) sont caractérisés par la couleur grisâtre-noire, et auraient pu être obtenus par les habitants de la grotte à partir d’agrégats stalagmitiques, tout comme le limonite, qui se présente sous une forme jaune, rouge ou  brune. La goethite est un hydroxyde naturel de fer (HFeO 2 ), de couleur brune-rougeâtre ayant une structure fibreuse, et le lépidocrocite est un monohydrate naturel de fer de couleur rouge et plus rarement noire ou dorée. A son tour, le glauconite est constitué d’un silicate hydraté d’aluminium, fer, magnésium et potassium de couleur verte, qui au contact avec l’ocre se transforme en jaune, tandis que le latérite est une forme de limonite enrichi en hydroxydes d’aluminium et de fer par altération, de couleur rouge vif ou rouge-brun. Comme nous venons de mentionner, à côté des minéraux de fer, dans la composition de l’ocre entre aussi le manganèse sous forme d’oxydes, hydroxydes ou bioxydes compris dans des roches sédimentaires de type argileux (C. Couraud, A. Laming-Emperaire, 1979). La hausmanite est un oxyde de manganèse (MnO 2 - 2 MnO) de couleur noir-brun; le manganite – un sesquioxyde de manganèse hydraté (Mn 2 O 3 -H 2 O) de couleur noire; la braunite – un sesquioxyde de manganèse anhydre (Mn 2 O 3 ) de couleur grise. On a constaté que, par chauffage, les terres colorées, surtout celles riches en oxydes de fer, changent leur nuance. L’homme paléolithique semble avoir connu ces propriétés, vu qu’on a découvert des  plaquettes d’ocre en différents états d’oxydation (C. Couraud, A. Laming-Emperaire, 1979). Il n’est pas exclu que la transformation de la pierre jaune en pierre rouge par chauffage ait été regardée comme magique, d’autant plus que la poudre obtenue de telles roches introduite dans du liquide acquiert la couleur du sang, de la chair ou de certains fruits (E. E. Wreschner, 1980). Il ne faut pas omettre une réalité des temps paléolithiques concernant les sources d’obtention des couleurs. Les archéologues ont parfois la chance de récupérer seulement les couleurs minérales, mais l’homme  paléolithique avait aussi à sa disposition d’autres sources de préparation et d’obtention de couleurs, surtout à partir de plantes, soit qu’il utilisait la racine, les fleurs ou l’écorce d’arbres. En même temps, le banal charbon de bois pouvait être un moyen des plus  9simples et à la portée de l’homme  paléolithique en vue de réaliser la couleur noire. Pourtant, la découverte des charbons de bois dans les couches habitées par l’homme pendant le Paléolithique est trop rarement interprétée ainsi, car le plus souvent la preuve matérielle de leur utilisation en ce sens n’existe plus. Il serait peut-être intéressant de mettre en évidence quelques considérations qui ont été formulées concernant la découverte de l’ocre dans quelques habitats moustériens de France. Un intérêt précoce  pour la collection des fragments d’ocre et de manganèse des couches moustériennes de Périgord a été manifesté par L. Capitan et D. Peyrony pendant les fouilles de 1912 de La Ferrassie et par H. Martin (1923) au gisement La Quina. Revisitant les collections de colorants résultées pour la plupart à la suite des fouilles de Fr. Bordes et D. Sonneville-Bordes en  plusieurs grottes, abris sous roche et sites de  plein air de Périgord, telles la grotte Combe Grenal, les grottes de la colline Pech de l’Azé, l’habitat de Micoque dans la vallée Vézere, l’abris sous roche de Caminade, la couche classique de Le Moustier et l’habitat moustérien de la Chapelle-aux-Saints, P. Y. Demars (1992) fait des observations extrêmement intéressantes, à la suite d’une étude attentive des échantillons découverts et de leur classification en fonction du faciès moustérien spécifique duquel les échantillons respectifs ont été extraits. Surprenante est, par rapport à l’impression générale existante jusqu’à ces évaluations réelles, la quantité significative de colorants découverte dans tous les faciès moustériens mis en évidence en Périgord. Pourtant, on a constaté qu’ils sont plus répandus dans les couches attribuées au Moustérien de tradition acheuléenne et, peut-être, dans le Moustérien de type Quina. Plus exactement, les colorants apparaissent  pendant le Moustérien de type Ferrassie, se développent dans le Moustérien de type Quina et se répandissent dans le Moustérien de tradition acheuléenne. P. Y. Demars (1992) arrive ainsi à la conclusion que vers 70.000 B. P. apparaissent, dans les industries moustériennes du sud-ouest de la France des colorants qui peuvent être interprétés comme témoignages de certaines  pratiques spirituelles. Probablement, l’apparition des enterrements moustériens vers la même  période n’est pas accidentelle, chose relevée par les recherches de Ferrassie, La Chapelle-aux-Saints, Roc de Marsal, Le Regourdou, Le Moustier etc. Dans les 10 cas d’enterrements humains moustériens, il s’agit de six enfants et quatre adultes. Il est certain qu’il y avait des structures spécialement aménagées en ce sens (pour l’enterrement) et que l’homme de  Neandertal pratiquait l’inhumation (B. Vandermeersch, 1976). D’ailleurs, F. Bordes a émis dès 1952 l’hypothèse concernant l’habitude de l’homme de Neandertal de peindre son corps, certainement dans le cadre de certaines  pratiques magiques. Il ne faut pas omettre non plus le fait que, dans l’habitat de Terra Amata, on a récupéré des fragments d’ocre d’un niveau qui se rapporte à la période glaciaire Mindel. Quittant l’Europe de l’ouest, nous allons constater que dans le Proche-Orient on a découvert de l’ocre dans la grotte de Djebel Qafzeh (B. Vandermeersch, 1969) et à Skul (P. Y. Demars, 1992) ce qui atteste le fait que l’homme l’utilisait pour divers buts. Dans la grotte Qafzeh on a récupéré un grand nombre de petits fragments d’ocre rouge et jaune à l’état brut à côté d’ossements humains, ce qui atteste qu’ils auraient pu être utilisés alors en guise d’offrandes. Dans la grotte Cioarei, comme nous avons mentionné, ces colorants sont concentrés dans la couche E contemporaine avec le complexe de réchauffement  Boro   teni . Les datations C-14 de cette couche ont mis en évidence des âges entre 51.900 + 5.300 / - 3.200 B.P. et > 45.000 B.P. Pourtant, nous soupçonnons que les datations mentionnées sont inférieures par rapport à l’âge réel, celui préconisé par les recherches palynologiques et paléofaunistiques,  probablement suite aux limites de la méthode C-14. Il n’est pas exclu, conformément aux  10corrélations chronoclimatiques du complexe de réchauffement Boro   teni avec le dernier interglaciaire, que dans la grotte Cioarei il y ait de l’ocre plus ancien que 80.000 B. P. Même si on tient compte seulement des datations C-14 mentionnées, cela signifie que dans la grotte Cioarei de Boro  teni on a découvert l’ocre le plus ancienne connue  jusqu’à présent en Roumanie. Ayant en vue que, à côté de la découverte spécialement de l’ocre de la couche E (quantitativement 48,62 %), on a découvert des quantités significatives, comme nous allons voir, dans la couche F (16,28 %), contemporaine avec le premier stade glaciaire postérieur au dernier interglaciaire, ainsi que dans la couche J (11,06 %) sédimentée dans la phase Nandru 3 du complexe interstadiaire Nandru et qui achève l’habitation intense de la grotte, nous  pouvons dire que plus de 75 % de la quantité d’ocre a été récupérée dans les couches de cette période. Curieusement, de la couche O, spécifique au Paléolithique supérieur, on a récolté seulement 1,58 % de toute la quantité d’ocre de la grotte Cioarei.  Nous n’excluons pas la possibilité qu’il y ait eu de l’ocre aussi dans d’autres grottes de Roumanie à culture moustérienne et même à culture provenant du Paléolithique supérieur, mais le fait d’avoir été fouillées  bien d’années avant, peut-être moins attentivement en ce qui concerne la récupération de certains vestiges, a fait que aujourd’hui on ne peut pas bénéficier de comparaisons en ce sens avec les situations rencontrées dans la grotte Cioarei. Ayant en vue la manière dont les échantillons d’ocre découverts dans la couche E se présentent, tout comme les autres échantillons découverts dans la grotte Cioarei, nous considérons qu’ils ont été utilisés par l’homme paléolithique d’habitude à l’état naturel. Beaucoup d’entre eux représentent une argile, d’autres ont une structure fibreuse similaire à celle de la goethite. Pourtant, dans un cas on a observé que le bloc d’ocre rouge contenait du sable assez grossier et, de manière disséminée, du mica blanc qui aurait pu représenter le liant nécessaire dans une éventuelle action de  préparation du colorant respectif. Du point de vue chimique (tab. 1) beaucoup d’échantillons semblent représenter des alumino-silicates enrichis en carbonate de calcium comme l’environnement de la grotte, tandis que d’autres  peuvent être considérés des phosphates, peut-être à la suite de la présence du guano. Ce qui surprend concernant les échantillons analysés du point de vue chimique de la grotte Cioarei est le contenu très faible en oxyde et trioxyde de fer, ainsi qu’en oxyde de manganèse, éléments qui donnent d’habitude les couleurs spécifiques des terres colorées.  Nous mentionnons que, lors des fouilles archéologiques de la grotte Cioarei, on a ramassé systématiquement et attentivement seulement l’ocre des sections X-XIII, surtout, comme nous allons le voir par la suite, après la découverte des premiers récipients qui conservaient des traces évidentes de couleur sur leurs parois (M. Cârciumaru, 2000 b). Il y a, aussi, une corrélation étroite entre les quantités les plus élevées d’ocre et les couches intensément habitées par l’homme  paléolithique, un exemple en ce sens étant la couche E, elle-même, sans que l’ocre manque totalement des couches où on n’a pas découvert de l’outillage lithique (tab. 2-3). En tout cas, la grotte Cioarei est la seule,  jusqu’à présent, d’où, à la suite des fouilles archéologiques, on a prélevé l’ocre systématiquement de quelques sections en vue d’une statistique plus rigoureuse et des premières analyses de quelques échantillons attribués au Paléolithique. Ainsi, tenant compte du stade des recherches de ce type de notre pays, nous  préférons nous contenter de ces considérations, et, dans l’avenir, à mesure que ces études se multiplieront et concerneront d’autres habitats  paléolithiques aussi, nous pourrons faire les éventuelles analogies concernant la structure de l’ocre et ses utilisations. La découverte de l’ocre ayant différentes nuances dans la grotte Cioarei en général et spécialement dans la couche E est étroitement liée à la découverte des récipients  pour la préparation de l’ocre, ceux-ci étant concentrés pour la plupart dans la même couche.  11     S  e  c   t   i  o  n  -  c  a  r  r   é   P  r  o   f  o  n   d  e  u  r  e  n  c  m   C  o  u   l  e  u  r   M  u  n  s  e   l   l   S  o   i   l   C  o   l  o  r    S   i   O    2    A   l    2    O    3    F  e    2    O    3    F  e   O   M  n   O   C  a   O   M  g   O   P    1    O    5    T   i   O    2    K    2    O   H    2    O   P .   C . V-3 230-240 Rougeâtre - jaunet 5YR 6/6    1   5 ,   8   8   4 ,   9   7   2 ,   2   0  _    0 ,   0   5   4   0 ,   3   1   0 ,   6   4   0 ,   6   0   0 ,   2   5   0 ,   8   5   0 ,   6   0   3   2 ,   3   1 V-2 290-300 Rose 5YR 7/4    4 ,   6   1   1 ,   4   7   0 ,   9   0  _    0 ,   0   2   4   6 ,   6   2   0 ,   2   7   2 ,   4   0  _    0 ,   3   3   4 ,   0   5   3   6 ,   8   7 V-3 405-415 Rose -rougeâtre  brun clair 5YR 7/4-6/4    6 ,   0   6   3 ,   1   0   1 ,   4   0   0 ,   2   3   0 ,   0   4   4   7 ,   3   0   0 ,   4   0   0 ,   9   0   0 ,   0   4   0 ,   4   7   0 ,   9   0   3   8 ,   5   4 XIII 375-395 Rougeâtre - jaunet 5YR 7/8    9 ,   8   8   1   6 ,   0   0   3 ,   2   1  _    0 ,   0   3   3   4 ,   1   6   0 ,   8   0   6 ,   6   4   0 ,   2   5  _  _    2   7 ,   4   7 VI 425-440 Très pâle  brun 10YR 8/4    4 ,   6   5   3   1 ,   0   2   0 ,   3   5  _    0 ,   0   2   1   4 ,   0   0   0 ,   7   0   3   0 ,   8   3   0 ,   2   5  _  _    1   2 ,   4   3 XII 440-460 Rouge 2,5YR 5/8    1   5 ,   1   0   2 ,   2   4   3 ,   1   4  _    0 ,   0   3   3   9 ,   4   8   0 ,   5   0   3 ,   3   7   0 ,   6   0  _  _    3   2 ,   6   7 XIII 460-480 Rougeâtre - jaunet 7,5YR 7/8    1   2 ,   3   3    1 ,   5   4    3 ,   1   4  _    0 ,   0   2   4   3 ,   1   2   0 ,   2   0   1 ,   5   0   0 ,   6   0  _  _    3   4 ,   9   1 XIII 470-485 Jaune 10YR 7/6    2   0 ,   8   4    1   0 ,   9    3 ,   2   1  _    0 ,   0   2   2   8 ,   9   8   0 ,   9   0   8 ,   4   6   0 ,   6   0  _  _    2   3 ,   5   2 XIII 500-515 Très pâle  brun 10YR 8/4    1   2 ,   2   0    1   5 ,   0    2 ,   8   6  _    0 ,   0   2   2   2 ,   4   0   2 ,   2   0   2   0 ,   7   8   1 ,   2   0  _  _    1   5 ,   3   0 Tableau 1 – L’analyse chimique de quelques échantillons d’ocre de la grotte Cioarei (d’après M. Cârciumaru, 2000 c) Vu qu’à travers les recherches sur le  paléolithique du territoire de la Roumanie, effectuées jusqu’à présent, on n’a pas fait de découvertes similaires et que la majorité de ces récipients ont été récupérés de la couche E, nous considérons qu’il serait utile de faire une description des récipients, dans le sens d’en préciser une typologie et nomenclature en concordance avec celles présentées par Sophie A. de Beaume (1987; 1989) pour les « lampes » paléolithiques. La raison de l’adoption de la nomenclature spécifique des lampes paléolithiques pour les récipients d’ocre consiste dans le fait qu’on connaît des situations d’utilisation du même support à la fois pour ces deux buts: illuminer et récipient pour ocre. C’est le cas des récipients des grottes Eulene et Les Trois-Frères (S. A. de Beaume, 1987), pour n’en rappeler que les plus certains. En fonction de la nomenclature pour des tels objets, élaborée par S. A. de Beaume (1987; 1989), nous avons élaboré les fiches descriptives pour chaque récipient découvert dans la grotte Cioarei.
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