Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie

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  Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie Tome XII, Numéro 1 39 Annales d’Université Valahia Targoviste, Section d’Archéologie et d’Histoire, Tome XII, Numéro 1, 2010, p. 39-83 ISSN: 1584-1855 www.annalesfsu.ro   Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie  Marin Cârciumaru* * Universitatea Valahia Targoviste, Scoala Doctorala, Str. Lt. Stancu Ion, nr. 35, Targoviste 130105, jud. Dâmbovi  a, mcarciumaru@yahoo.com . Abstract:   Contributions to the Knowledge of the Prehistoric Parietal Art of Romania. The preoccupations concerning the identification of cave art testimonies in Romania have been quite early as even since 1926 C. S. Nicol ă escu-Plop ş or published several discoveries made in the northern area of Gorj County. In the beginning, they were received with doubts, later on they were even contested in point of authenticity and finally they even disappeared because of people’s neglect and ignorance. The discovery in 1979 of the cave Cuciulat, the only cave with Paleolithic paintings in Romania, gave a new impetus to such research works. A series of discoveries followed, attributed to the Post-Paleolithic, of which the most important are: Popii Cave (Gorj County), the cave “with incisions” (Bihor Cave), Cizmei Cave (Hunedoara County) and maybe the most interesting but also the most controversial, because of the mixture of representations belonging to different stages, overlapped by recent interventions: Gaura Chindiei Cave (Cara ş -Severin County). The engravings on a few megalithic stones still remain quite controversial concerning their cultural belonging, while other caves sometimes invoked in literature have not yet enjoyed in-depth studies. Keywords:  prehistoric art, rock art, Paleolithic, Post-Paleolithic, metal age, Romania Résumé:   Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique en Roumanie.   Les préoccupations concernant l’identification de témoinages d’art rupestre en Roumanie sont assez précoces, car, dès 1926, C. S. Nicol ă escu-Plop ş or publie plusieurs découvertes faites dans le nord du département de Gorj. Elles ont été pourtant reçues avec des doutes au début, ensuite même contestées comme authenticité et ont fini par être oubliées et mêmes disparues à cause de la négligence et de l’ignorance des hommes. La découverte, en 1979, de la grotte Cuciulat, la seule grotte avec des peintures paléolithiques de Roumanie, a révigoré les recherches de ce type. Une série de découvertes attribuées au post-Paléolithique ont suivi, dont les plus importantes sont la grotte Popii (dép. de Gorj), la grotte « avec incisions » (dép. de Bihor), la grotte Cizmei (dép. de Hunedoara) et peut-être la plus intéressante, mais aussi la plus controversée, à cause du mélange de représentations de diverses étapes, sur lesquelles se sont superposées les interventions récentes, la grotte Gaura Chindiei (dép. de Cara ş -Severin). Les gravures trouvées sur quelques blocs mégalithiques restent encore assez controversées du point de vue de leur appartenance culturelle, tandis que d’autres grottes invoquées parfois dans la littérature n’ont pas encore joui d’études approfondies.   Mots-clé: l’art préhistorique, l’art rupestre, Paléolithique, Postpaléolithique, l’époque de metaux, Roumanie   Marin Cârciumaru   Tome XII, Numéro 1 40 Introduction Les prmières découverts d’art rupestre en Roumanie sont très anciennes et apartient à C. S. Nicol ă escu-Plop ş or. Il a d’ailleurs publié dans la période 1926-1929, une série de dessins et gravures rupestres des grottes et des défilés du nord de l’Oltenie (au sud des Carpates Meridionales) (C. S. Nicol ă escu-Plop ş or, 1926; 1928; 1929). Profondément engaggé, à ce moment-là, dans la recherches préhistorique, l’inventeur était certainement désireux de pouvoir attribuer les peintures au Paléolithque. Afin de vérifier leur authenticité, il envoya des reproductions des peintures respectives à l’abbé Breuil qui n’hésita pas à confirmer leur authenticité préhistorique. Regardées avec doute, au commencement, ces premières découvertes d’art pariétal en Roumanie, seront oubliées pour de bou – leur authenticité étant prouvée par quelques découvertes similaires, du dernier temps. Leur encadrement au circuit scientifique est dû à une nouvelle modalité de regarder ce grandiose phénomène de l’art préhistorique universelle, dans son développement spatial et temporal, conception réalisée comme un procès normal de l’accumulation d’une grande quantité de données du continent européen entier (V. Boronean  , 1977; M. Cârciumaru, 1987; 1988; 1988-1989; M. Cârciumaru, R. Cârciumaru, 1999-2000). Peinure rupestre paléolithique La grotte Cuciulat La grotte Cuciulat est creusée dans la terrasse de calcaire éocène qui flanque la vallée du Some ş , près du village de Cuciulat, commune Letca, département de S ă laj (fig. 1-2). La grotte était connue par les habitants de la région avant la première guerre mondiale, lorsu’avait commencé l’exploitation du calcaire par dynamitage devant le front même de la grotte. L’exploitation intensive du calcaire, dans les dernières décennies, a détruit quelques centaines de mètres des galeries de la première partie de la grotte, l’entrée étant d’ailleurs obturée à la suite des explosions successives de la carrière. La grotte de Cuciulat est presque en totalité à cause de l’exploitation du calcaire dans une grande carrière de pierres (fig. 3-7). Dans ces conditions, la grotte a été pratiquement redécouverte en 1978, par une equipe de spéléologues amateurs du Club „Emile Racovitza”. Le 30 mars 1979, nous avons à peine pu pénétrer dans la grotte en raison d’un amas limoneux qui avait complètement fermé l’entrée aménagée antérieurement par les membres de l’expédition (fig. 6). La grotte de Cuciulat est constituée par trois etages: fossile, subfossile et actif. Les peintures sont concentrées dans un espace ayant la forme d’une petit salle de 3,70 m de longueur sur 2,50 m de largeur. En fait, cette salle s’individualise, dans le cadre de la galerie fossile, plutôt par une faible inclinaison du plafond. Dès qu’on pénètre dans la salle, on observe tout de suite la silhouette d’un petit cheval de 24,5 cm de longueur et 12,5 cm de hauteur, peint sur une surface inclinée de manière à être facilement remarqué (fig. 8). L’existence et l’emplacement du cheval dans un endroit lui permettant de se faire immédiatement remarquer semble ne pas être une coïncidence. La silhouette du cheval est bien dessinée, elle est monochrome, efctuées avec la couleur rouge-brique, sans contour gravé ni mise en relief par une teite de couleur plus accentuée. Ce qui attire l’attention dès le premier instant est le réalisme et le mouvement dans lesquels le cheval a été surpris, nous suggérant un arrêt brusque d’une course. Le cou est puissamment cambré et les pattes, surtout celles postérieures, donnent l’impression qu’elles venaient tout juste de s’arrêter (fig. 9). Comme on le sait, le cheval est l’animal le plus souvent représenté dans l’art pariétal paléolithique. En accord avec ce fait, nous considérons que lemplacement du cheval dans la grotte de Cuciulat, dans un emplacement digne d’attirer l’attention, n’était pas un fait de pur hasard. Plus exactement, la silhouette du cheval jouit d’un emplacement privilégié, dans cette petite grotte; sa présence peut encore augmenter le pourcentage élevé qui est le sien dans la peinture pariétale ouest-européenne. Il semble que la silhouette du cheval soit, dans le sens figuratif, le sujet central des peintures de la grotte. En réalité, le centre de la salle rassemble d’autres peintures aux contours moins bien conservés. Parmi celles-ci se détache l’image d’un félin (fig. 8) de dimensions beaucoup plus grandes que celles du cheval. Il mesure 80 cm de longueur et plus de 80 cm de 45 cm de hauteur (fig. 10). La partie postérieures semblent cambrées, prêtes à exécuter un saut. Le contour de la tête, sans être aussi bien conservé, laisse quand même entrevoir le museau court, spécifique des félins, et la nuque de l’animal. Les oreilles sont beaucoup plus visibile, mises en valeur par la couleur mais aussi par deux incisions dans la calcaire,  Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie Tome XII, Numéro 1 41 exécutées probablement afin de leur attribuer le maximum de profondeur. Les pattesantérieures ont été plus abîmées par le processus de lavage. Pourtant, on peut distinguer, avec un brin d’imagination, leur position élancée ainsi que le fait qu’elles sont écartées l’une de l’autre. De ce point de vue, elles semblent être en concordance directe avec la partie postérieure du corps, suggérant un animal en attaque, ou en course peut-être, au moment même où les pattes antérieures ont capturé la proie. Le félin est peint dans la même couleur que le cheval, la couleur est aussi bien fixée, étant couverte d’une couche mince, incolore, de calcite. L’analyse chimique du colorant de la salle peinte (M. Cârciumaru, 1988) a révélé un haut pourcentage de Fe2O3 (13,17 %) qui correspond d’ailleurs à l’argile découverte dans quelques endroits de la galerie fossile, où est à peu près double (24,40 %) (M. Cârciumaru, M. Bitiri, 1980). La technique de la peinture du cheval de la grotte de Cuciulat rappelle celle de la grotte de Kapova (O. N. Bader, 1963), où l’on a employé la même couleur et de l’animal avec une coloration rougeâtre. Du point de vue stylistique, le cheval de Cuciulat, aux pieds à peine esquissés, à l’encolure fortement courbée et aux oreilles discrètement peintes, présente une certaine ressemblance avec le cheval sans pieds de Lascaux, publié par D. Vialou (1984). Le félin est diversement représenté dans l’art paléolithique, de telle sorte qu’on ne peut pas parler d’une seule modalité de traitement. Il suffit que nous pensions aux félidés des grottes de Lascaux ou du Castillo (A. Leroi-Gourhan, 1965). Les associations de deux ou de plusieurs animaux sont typiques et fréquemment rencontrées dans l’art rupestre paléolithique. Les plus caractéristiques sont les associations de type: chevaux-taureaux ou vaches, chevaux-bisons, etc. Parmi ces couplages, on peut citer auusi celui formé par le cheval-félin, qui est présent dans la peinture pariétale des grottes tout comme dans les gravures du Paléolithique. Il faut mentionner que lorsqu’un félin apparaît, il est habituellement associé au cheval (A. Laming-Emperaire, 1962). Les plus beaux exemples sont représentés par les gravures de la grotte de Font-de-Gaume (R. de Saint-Perier, 1932), par le panneau «du Lion», de la galerie Le Combel (Pech-Merle) et par le «Salon Noir» de la grotte de Niaux. Dans le «Cabinet des Félins» de la grotte de Lascaux, le groupe des lions doit aussi être relié aux chevaux gravés dans le même style que celui de la «Grande Galerie». Il n’est pas sans intérêt pour la chronologie des peintures pariétales de Cuciulat de signaler l’existence au bord du Some ş  de la station du Paléolithique supérieur d’Ileanda-Perii Vadului, étant donné la situation de la première partie de la grotte qui a été détruite et qui pouvait constituer un éventuel habitat paléolithique (M. Bitiri, M. Cârciumaru, 1980). Le niveau supérieur de la l’établissement auquel nous associons les peintures de Cuciulat, s’est déroulé pour la période initiale lors d’une phase de refroidissement du Pléistocène supérieur (peut-être un Tardiglaciaire), avec les outils typiques du Paléolithique supérieur final (M. Bitiri, 1972; M. Bitiri, M. Cârciumaru, 1980; M. Cârciumaru, M. Bitiri, 1980). Peinure rupestre postpaléolithique La grotte Gaura Chindiei En 1977 V. Boronean   publiait l’identification de certaines peintures sur les parois de la grotte Gaura Chindiei, commune de Pescari, département de Cara ş -Severin, dand le défilé du Danube aux Portes de Fer (fig. 1; 11). La grotte , formé d’une galerie d’environ 60 m.c., a une entrée assez grande: 2,75 m de large sur 1,70 m de haut (fig. 12). Par sa position, la grotte de Gaura Chindiei est bien éclairéé à l’intérieur fig.13) entre trois heures de l’après-midi et le coucher du soleil, quand la plupart des peintures, concentrées sur les parois nord et nord-est peuvent être bien observées. Toutes les représentations ont été réalisées en rouge de plusieurs tonalités, couleur obtenue de l’argile qui se trouvait à l’intérieur ainsi qu’en dehors de la grotte, sans préparation particulière. Certains dessins sont couverts par une couche de cristaux de calcite. Les représentations de la grotte de Gaura Chindiei sont divisées en: 1 – naturalistes-schématisées – y compris les oiseaux et les motis floraux. Il y a trois oiseaux dans la grotte Gaura Chindiei (fig. 14-15; 18 a) qui sont repésentés différemment, la diversité stylistique s’expliquant par l’intention de l’homme préhistorique de représenter diverses espèces ou par leur appartenance à différentes périodes historiques. Parmi les motifs floraux, celui du sapin apparaît sept fois tout seul et deux fois en paire (fig. 18/2). En ce qui concerne la cronologie de ces représentations, il faut mentionner que les oiseaux sschématisés apparaissent sur la céramique néolithique   Marin Cârciumaru   Tome XII, Numéro 1 42 du type Vin č a (fig. 16 a) (M. Roska, 1941), sur la céramique de l’Age du Bronze, et même sur la céramique des périodes historiques, sans qu’on puisse déterminer une association stylistique plus proche à l’une de ces périodes. La même chose est valable pour le motif du sapin, qui est aussi présent sur la céramique de la culture de Vin č a-Turda ş  (fig. 16 b), jusqu’à l’époque historique. Dans la catégorie des motifs floraux sont aussi incluses, d’après V. Boronean   (1977), deux formes ressemblant à certaines parties de la fleur du lys. L’analogie de l’une de ces représentations et la forme schématisée du corps humain de la grotte de Badisco d’Italie (P. Graziosi, 1971) semblent plus authentiques que celle de la fleur de lys. 2 – signes et symboles représentés quelque fois réunis ou même en paire. Dans cette catégorie, des signes ont été définis comme des éléments en forme de croix (plus d’une cinquantaine), le cercle à point, le cercle barré, le cercle pédonculaire, le cercle encadré par deux lignes verticales, le demi-cercle simple ou barré; les éléments angulaires, les triangles simples ou assemblés deux par deux vers la pointe ou même groupés trois à la fois, la carré, la ligne sinueuse en forme de S ou Z, etc. A la catégorie des symboles appartiennent les représentations suivantes: le symbole du soleil (fig. 17), avec une très belle analogie en abri sous roche Peña Escrita (Espagne) (J. F. Quintano, 2009) et à El Portell de les Lletres (R. V. Vallverdú, 2005); le segment de bande, disposé verticalement, hachuré dans sa partie supérieure, ayant des lignes parallèles horizontales vers la partie inférieure; le rectangle formé par neuf points qui sont disposés en trois rangs parallèles; les oiseaux stylisés (fig. 18 b); les croix à plusieurs variantes et le polygone stellaire, même les sapins au cercle à l’extrémité supérieure, ce qui confère valeur de symbole humaine à la figure (V. Boronean  , 1977). Les silhouettes humaines stylisées de la grotte Gaura Chindiei sont très intéressantes (fig. 18/1; 18/3 b; 16 c). La silhouette humaine de fig. 18/1 semblable à celles de l’époque de métaux de la France, en région d’Ariège, à Le Peyrot, en grottes Graja Sima de la Serreta, Cieza Murcia) d’Espagne (J. A. Gásquez Milanés, 2009). Les figures anthropomorphes stylisés (fig. 16/3; 18/3 b) sembles très beaucoup avec une représentation de Sain-Jean d’Arvery (Savoie, France), de grotte Trou de Fecaz dates aussi en l’époque de métaux (J. Combier, 1972), et en spécialement dans abri sous roche Peña Escrita (Espagne) (J. F. Quintano, 2009) (fig. 19). 3 – Les empreintes de mains (fig. 18 c) ont été réalisées par la teinture des mains à l’argile rouge et par l’application directe sur la roche, obtenant ainsi l’image positive de la main. La grotte „cu incizii” La grotte „cu incizii” („avec incisions) est située dans le voisinage du village de Fâna  e (commune de Câmpani, district de Bihor) dans la dépression du Cri ş ul Negru, vers la zone montagneuse de Bihor, à une altitude absolute de 500 m (M. Cârciumaru, P. Brijan, 1989) (fig. 20-21). La grotte „cu incizii” (fig. 22) a de modestes dimenssion qui atteignent 9 m en longueur et un dénivellement de +1 m. Les gravures sont situées à une distance de 4,60 m de l’entrée (fig. 23) étant gravées sur une petite saillie de la parroi droite, inclinée à moins de 45°. À la surface du calcaire est situé un montmilch qui, à présent s’est fortement solidifier formant une crôute volumineuse d’environ 1 cm, au-dessus de cet calcaire. Cette crôute de montmilch s’est de temps en temps fissurée en affectant par son détachement même les gravures. Les gravures de la grotte „cu incizii” sont représentées par deux silhouettes humaines, réalisées dans le style linéaire (fig. 24-26). Les dimenssions de ces deux représentations sont modestes: l’une ayant 35,5 cm et l’autre presque 24 cm en longueur. Leur style rappelle des gravures liées au culte du soleil. La gravure des figures 24-26 de la grotte „cu incizii” trouve d’ailleurs ses analogies dans une représentation humaine ayant la tête entourée par des rayons et habillée d’un manteau, représentation des Pyrenées catalans, de Coll de la Font Roja, Caixas, associée par J. Abélanet (1986). Autres analogies le plafonne de Auvent du Chevalier (Coquibus), la Milly-la-Forêt (Essonne) de Bassin parisien, la pierre de Arad (Israel) ou de Peyra Escrita (Les Périnées orientales) (fig. 27). La silhouette humaine en forme de soleil de la grotte „cu incizii” semble (fig. 24-25) présente le signe du sexe masculin, vers la partie inférieure de corps, comme . La deuxième de ces représentations de la grotte „cu incizii” semble montrer plutôt, par les deux lignes situées au-dessus de la tête, l’intention du créateur qui voulait reproduire un diablotin (fig. 26). Dans la cadre général de l’art schématique linéaire eurpéen, la position de ces deux silhouettes de la grotte „cu incizii” n’est pas tout à fait, due au hasard. La silhouette humaine en forme de soleil est  Contributions à la connaissance de l'art pariétal préhistorique de Roumanie Tome XII, Numéro 1 43 représentée dans une forme interprétée comme celle d’un diabolin tout comme, dans l’art schématisé de l’ouest de l’Europe, „les génies tutélaires” (R. Grosso, 1968) (représentés le plus souvent sous la forme d’un soleil humanisé) sont disposés à la base des gravures de l’ensemble ou à leur droite. Il n’est pas exclus que la main droite de la silhouette homme-soleil, disposée en haut, vers celle du diablotin, soit le signe d’une avertissement, d’un prendre-garde contre les mauvais esprits. La main gauche de la repésentation en forme de soleil, étendue horizontalement, se trouve dans une silhouette humaine, comme il y a à Coll de la Font Roja (fig. 27). Une fois perdue la signification de l’animal peint sur les parois des grottes pendant le Paléolithique, son rôle est pris, au début de l’époque du bronze, par le soleil, figuré tout seul où près de l’homme, dans le couple homme-soleil, en tant que symbole de la victoire des héros contre les forces démoniaques et contre celles de la mort (E. Benoit, 1954). Selon E. Anati (1960), le soleil gravé ou peint sur les roches représente une force transmise à un individu, par l’intermédiaire magique d’une « image-réelle » héritée depuis le Paléolithique. Conformement aux analogies des situations trouvées dans l’art rupestre de l’Europe, relevées par le présent étude, il est possible que les gravures de la grotte „cu incizii”, soient réalisées pendant l’Epoque des metaux. La grotte de Cizmei La grotte de Cizmei se trouve dans la zone karstique de Grohot (fig. 28-30), dans les montagnes Metaliferi, à nord-ouest de la ville de Brad, près du village de Ribicioara, la commune de Ribi  a (département de Hunedoara). La grotte (fig. 30) est située dans le versant droit de la vallée de Ribicioara (fig. 28/1; 29), à l’entrée des quais, a une altitude absolue de 420 m et à 75 m d’altitude relative (fig. 30). La grotte de Cizmei présente un développement de 69 m, une extension de 30 m, dénivéllement étant de 41 m (- 34 + 7 m). Cette grotte a pris naissance par un système de fracture dirgé vers le nord-ouest - sud-est (fig. 28/2). La partie supérieure est en forme d’une courte gallerie, de 14 m de longueur, sa largeur variant entre 2 et 3 m. On y trouve aussi un puits de 25 m, conduisant vers l’étage inférieur qui peut avoir lien directement dans le versant – cette presupposée entrée est actuellement fermée à cause de l’éboulis. On a découvert, dans cet étage inférieur, un squelette humaine trouvé dans une position recroquevillée et entouré de pierres de calcaire et des os appartenant à Ursus spelaeus  (fig. 28/2). L L’étage supérieur dont les hauteurs varient de 2-3 m jusqu’à 7 m, a les murs latérales (surtout celui situé à gauche) composés de montmilch . La salle de l=étage supérieur se caractérise par un micro-climat extrémement favorable, à cause de sa topographie, en quelque sorte plus ou moins particulière.À l’entrée (fig. 30) il y a un seuil (fig. 31; 32/1) d’environ 70-80 cm qui influence en grande partie la pénétration des courents d’air. La forme „en pétrin” de l’étage et la complète sécheresse de la grotte dans cette portion, confère à cette salle toutes les conditions d’un habitat favorable. La gravures pariétales de la grotte de Cizmei consistent des cercles simples, des cervles ayant le centre marqué, des cercles concentriques, des cercles intérsectés par de lignes verticales ou horizontales, des cercles avec des arcs de cercle à leurs intérieur, disposés parfois sans une ordre précise et un autre cercle du milieu duquel une ligne verticale part en haut; cette ligne un peu inclinée vers la droite se termine ressemblant à une crose (fig. 33-40). Sur la paroi d’en gauche on a identifié jusqu’à présent 13 représentations semblables, disposées comme l’indique la figure numéro 39. L’énnumération conventionelle des représentations de ce plan est mentenue aussi dans les figures numéro 40. Le numéro 39/7 du plan (fig. 39) représente une silhouette humaine dont la représentation à la région de la téte part toujours d’un arc de cercle, qui a le centre marqué par un point. Sur la paroi droite de la grotte Cizmei on n’a pu identifié que le maigre contour d’une seule représentation, formée par les mêmes cercles concentriques (fig. 38). Le diamètre des cercles gravés dans la grotte de Cizmei est rapproché par les dimensions qui varient entre 14,7 et 21,3 cm, mais la fréquance du diamètre entre 19 et 16 cm est dominante. Dans la plupart des cas les cercles sont bien conturés – on croit par par conséquence qu’ils n’ont pas été executés à libre main, mais en employant un système adéquat de tracement. Les cercles gravés et la silhouette humaine de la grotte de Cizmei ont été executés pendant là période où la couche de montmilch présentait assez de plasticité à cause de sa intense hzdratation. Nous considérons comme possible une telle hypothèse parce-que des représentations pareilles sont presque imposible à obtenir, avec facilité dans l’actuel
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