Sujets à risque de BPCO en population générale : disproportion entre la fréquence des symptômes, leur perception et la connaissance de la maladie

Please download to get full document.

View again

All materials on our website are shared by users. If you have any questions about copyright issues, please report us to resolve them. We are always happy to assist you.
 3
 
 

Maps

  Sujets à risque de BPCO en population générale : disproportion entre la fréquence des symptômes, leur perception et la connaissance de la maladie
Share
Transcript
   Rev Mal Respir 2009 ; 26 : 521-9© 2009 SPLF. Édité par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés  521  Doi : 10.1019/20094074 1  Université Paris Descartes, AP-HP Pneumologie et Réanimation, Hôtel-Dieu, Paris, France. 2  Pneumologie, Hôpital Calmette, CHRU, Lille, France. 3  Inserm U700, Faculté Xavier Bichat, Paris, France. 4  Carcassonne, France. 5  Meaux, France. 6  Paris, France. 7  AstraZeneca, Rueil Malmaison, France. 8  CSA, Paris, France. 9  Comité National Contre les Maladies Respiratoires, Paris, France. Correspondance :   N. RocheService de Pneumologie et Réanimation, Hôpital de l’Hôtel-Dieu,1 Place du Parvis de Notre-Dame, 75004 Paris.nicolas.roche@htd.aphp.fr Réception version princeps à la Revue : 26.10.2008.Demande de réponse aux auteurs : 26.11.2008.Réception de la réponse des auteurs : 27.12.2008.Acceptation définitive : 30.12.2008. Soutien : Cette étude a été effectuée sous les auspices du Comité National contre les Maladies Respiratoires (CNMR) et financée par les Laboratoires AstraZeneca.  Résumé   Introduction    La bronchopneumopathie chronique obstructive(BPCO) est sous-diagnostiquée en raison de la mauvaise con-naissance de la maladie et de la banalisation des symptômes.   Méthodes    L’enquête IBIS (Information sur la BPCO pour unImpact Sanitaire) a été menée auprès d’un échantillon représen- tatif de la population française de plus de 40 ans (N = 2 758), pourévaluer les symptômes respiratoires et le niveau de connais-sance de la maladie chez les sujets à risque ou présentant uneBPCO (N = 860 soit 31 % de l’échantillon initial).   Résultats    Dans cet échantillon, 40 % des sujets présentaientune dyspnée de grade MRC ≥   1 mais seuls 9 % rapportaientspontanément une gêne respiratoire. Chez ces derniers, 72 %rapportaient une limitation de leurs activités quotidiennes maisseulement 14 % considéraient être sévèrement atteints. Une trèsfaible proportion de sujets (N = 220, 8 %) connaissait le termeBPCO et seuls 66 % d'entre eux associaient la BPCO à une mala-die respiratoire.   Conclusions    Il existe donc un écart important entre la forteproportion de sujets à risque dans la population, la fréquence del’essoufflement chez ces sujets, la mauvaise connaissance de lamaladie et la faible perception des symptômes. Ces résultatsincitent à intervenir pour augmenter la connaissance de la BPCOdans la population.   Mots-clés :   BPCO • Diagnostic • Connaissance • Population générale Tabac.  Rev Mal Respir 2009 ; 26 : 521-9  Article srcinal  Sujets à risque de BPCO en population générale : disproportion entre la fréquence des symptômes, leur perception et la connaissance de la maladie  N. Roche  1  , T. Perez  2  , F. Neukirch  3  , P. Carré  4  , P. Terrioux  5  , D. Pouchain  6  , J. Ostinelli  7  , C. Suret  8  , S. Meleze  8  , G. Huchon  1,9   N. Roche et coll.  522  Rev Mal Respir 2009 ; 26 : 521-9   The gap between the high impact and low awa-reness of COPD in the population  N. Roche, T. Perez, F. Neukirch, P. Carré, P. Terrioux, D. Pouchain, J. Ostinelli, C. Suret, S. Meleze, G. Huchon  Summary   Introduction    Chronic obstructive pulmonary disease (COPD) ismarkedly under-diagnosed, which may relate to under-reportingof symptoms and poor awareness of the disease.   Methods    A survey was conducted in a sample of the Frenchgeneral population aged 40-75 years (n=2758) to assess respira- tory symptoms and level of knowledge of the disease in subjectswith or at-risk of COPD (n=860, 31%).   Results    The high frequency of dyspnoea (MRC dyspnoea grade   ≥   1: 40%) contrasted with that of subjects spontaneously repor- ting respiratory problems (9%). Among these, 72% reported limita- tions in daily-life activities but only 14% considered that theywere severely affected by their respiratory status. A very low pro-portion of subjects knew the term COPD (8%) and only 66% of these associated COPD with a respiratory disease.   Conclusions    There is a wide gap between the high number ofsubjects at risk of COPD in the general population and the fre-quency of breathlessness in these subjects on one hand, and thepoor knowledge of the disease, poor perception of symptoms,and under-diagnosis and under-use of spirometry on the other.Increasing awareness of COPD in the population is needed.   Key-words:   COPD • Diagnosis • Awareness • General population • Tobacco smoking.  Rev Mal Respir 2009 ; 26 : 521-9  nicolas.roche@htd.aphp.fr   Introduction  La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)est une cause majeure de mortalité et de morbidité à traversle monde et contribue fortement aux dépenses de santé [1].La prévalence de la BPCO, confirmée par spirométrie, sesitue entre 4 et 15 % dans les pays développés [2-6]. On estimeque 17 à 43 % des fumeurs développeront cette maladie [7].Les études montrent que la BPCO est largement sous-diagnostiquée. L’enquête américaine NHANES III (  Third National Health and Nutrition Examination Survey   ) a montréque seuls 25 % à 35 % des patients diagnostiqués par spiro-métrie savaient qu’ils souffraient de BPCO [2]. En France,on estime que seulement un tiers des fumeurs ayant unebronchite chronique sont diagnostiqués comme tels et que la moitié d’entre eux sont suivis par un médecin [8]. Le déve-loppement progressif et insidieux de l’obstruction des voiesaériennes et la banalisation des symptômes tel que l’essouf-flement est l’une des causes du sous-diagnostic. Ceci a étéconfirmé par l’étude « Confronting COPD   » [9] chez sujetsayant une BPCO connue ou suspectée. Face à cette situa-tion, toutes les recommandations ont mis en avant l’impor-tance d’augmenter la connaissance de la BPCO pouraméliorer son diagnostic, sa prise en charge et son pronostic[10, 11]. Les recommandations GOLD (  Global Initiative on Obstructive Lung Disease   ) soulignent qu’un diagnostic deBPCO devrait toujours être considéré chez des patients pré-sentant des symptômes de toux, expectoration ou dyspnée etainsi que chez les sujets exposés au tabagisme, à des particulesnocives ou des gaz [10].En préalable à de futures campagnes d’information,cette étude de population a été conçue pour évaluer l’écartentre l’impact et la connaissance de la BPCO chez des sujetsà risque. Plus spécifiquement, cette enquête a permis demesurer le niveau de connaissance, la perception et l’attitudedes sujets ayant une BPCO connue ou suspectée (sujets à ris-que) quant aux facteurs de risque, aux symptômes cliniqueset à la sévérité de la maladie.   Matériel et méthodes  Plan expérimental  Cette étude, effectuée en 2004, était une enquête télé-phonique assistée par ordinateur en deux temps : 1) identifi-cation des sujets à risque auprès d’un échantillon initial de la population générale de France métropolitaine (question-naire 1) ; 2) évaluation des connaissances et de la perceptionde la BPCO chez les sujets « à risque » ainsi que leur attitudevis-à-vis des symptômes (toux, expectoration et essouffle-ment) et des facteurs de risque (questionnaire 2). L’interview a été menée par l’institut de sondage CSA. La participationdes personnes contactées était volontaire, confidentielle etanonyme.   BPCO : impact et perception  © 2009 SPLF. Édité par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés  523  Échantillon initial  Un échantillon représentatif de la population généraleâgée de 40-75 ans a été constitué de façon aléatoire à partirdes registres téléphoniques selon la procédure des quotas enfonction de l’âge, du sexe, du statut socio-économique, et dela localisation géographique sur le territoire national. Lesvolontaires étaient alors questionnés sur leurs problèmes res-piratoires, les symptômes de la bronchite chronique, et surleurs habitudes tabagiques, afin de cerner les sujets à risque.  Population dite « à risque »  L’échantillon des sujets à risque incluait tous les sujetsde l’échantillon initial qui avaient répondu avoir :• une BPCO, une bronchite chronique, un emphysème, uneinsuffisance respiratoire liée au tabac ;• et/ou des symptômes de bronchite chronique recherchéspar le questionnaire ECRHS (  European Community Respira- tory Health Study   ) [12] ;• et/ou une consommation cumulée de cigarettes égale ousupérieure à 15 paquets-année (PA) (à l’époque de la rédac-tion du protocole, le seuil associé à une augmentation signi-ficative du risque de BPCO variait, selon les textes deréférence, de 10 à 20 PA). Les sujets étaient considéréscomme ex-fumeurs s’ils avaient interrompu leur intoxicationau moins un an auparavant.Les sujets déclarant souffrir d’asthme n’étaient pas éli-gibles.  Données recueillies auprès de la populationà risque  Toutes les données démographiques, anthropométri-ques, et socio-économiques étaient complétées. Les symptô-mes respiratoires (toux, expectoration, dyspnée), les facteursde risque (antécédents familiaux de maladies respiratoires,tabagisme actif et passif – au moins deux heures par jour –,exposition professionnelle à des toxiques inhalés), et lescomorbidités (« maladie cardiaque, maladie handicapantelimitant la marche, cancer du poumon, autre maladie chro-nique invalidante ») ont été évalués en utilisant un question-naire ECRHS modifié. Les évènements respiratoires aigus, lerecours aux soins, et l’impact de la maladie sur l’activité quo-tidienne (« la maladie m’empêche de faire quoi que ce soit, la  plupart des choses, une ou deux choses, rien du tout   ») ont éga-lement été enregistrés. La sévérité de la dyspnée a été appré-ciée par une échelle modifiée du Medical Research Council   (MRC) [13].Les sujets ont également été questionnés sur leur con-naissance générale et leur perception de la BPCO, de la bronchite chronique, et de l’emphysème. À la fin du ques-tionnaire, la personne menant l’interview expliquait le terme BPCO comme « une maladie respiratoire définie par un rétrécissement progressif des bronches qui gêne le passage de l’air et qui entraîne un essoufflement à l’effort   ». Les sujetsétaient ensuite questionnés sur différents aspects de la maladie en particulier sur les facteurs étiologiques, les pro-cédures de diagnostic, la prévalence, les traitements et leurefficacité.  Analyse statistique  L’objectif était d’inclure 800 patients à risque, permet-tant d’obtenir un intervalle de confiance à 95 % de ± 3,3 %pour une distribution 50/50 ou ± 2,0 % pour une distribu-tion 90/10. En composant 25 000 numéros de téléphone, ilétait attendu d’obtenir environ 8 000 sujets remplissant lesquotas de sélection dont 4 000 (échantillon initial) souhai-tant participer à l’enquête. Finalement, il a été supposéqu’environ 20 % de cette population répondrait aux critèresde sujet à risque.Les données ont été collectées en utilisant le système Voxco Interviewer  ™  (Voxco, Paris, France) et les analysesstatistiques ont été effectuées en utilisant le logiciel Quan-tum  ™  (SPSS, Paris, France). Les variables qualitatives ontété comparées en utilisant le test du chi  2  . Les tests statistiquesétaient bilatéraux et le niveau de significativité retenu auseuil de 5 %.   Résultats  Échantillon initial  Quatorze mille sept cent vingt-cinq foyers ont étécontactés. Parmi eux, 5 268 ont refusé de participer, 4 178ne respectaient pas les critères d’inclusion, et 2 521 ontdemandé un rendez-vous ultérieur (il n’a pas été nécessairede les rappeler puisque le nombre cible de sujets a ensuiteété atteint). Au final, l’échantillon initial était composé de2 758 sujets (tableau I)   .Un asthme a été rapporté par 193 sujets (7 %) qui ontété écartés de l’enquête. Au total, 174 sujets (6 %, dont155 fumeurs ou ex-fumeurs) ont rapporté souffrir de BPCO,d’une bronchite chronique, d’un emphysème, ou d’une« insuffisance respiratoire liée au tabac » (population dési-gnée dans la suite « sujets ayant une BPCO connue ») ; 110autres sujets (4 %, dont 63 fumeurs ou ex-fumeurs) ont rap-porté des symptômes de toux ou expectoration chroniquesans diagnostic de maladie respiratoire ; 576 sujets ont rap-porté un tabagisme cumulé d’au moins 15 paquets-annéesans maladie respiratoire connue, ni symptôme respiratoire.Cela a permis de constituer un groupe de 860 sujets (31 %de la population initiale) désignés par la suite par « populationà risque » parmi lequel 32 % ont été inclus avec une BPCOou des symptômes de bronchite chronique et 68 % sur la base du tabagisme.   N. Roche et coll.  524  Rev Mal Respir 2009 ; 26 : 521-9  Population à risque  Les caractéristiques démographiques et médicales de la population à risque sont présentées dans les tableaux I et    II   .La moyenne du tabagisme cumulé était de 31 paquets-annéechez les fumeurs et de 34 chez les ex-fumeurs (déviationstandard : 12 PA dans les deux groupes).Seulement une minorité de sujets à risque avait eu uneexploration respiratoire lors des 3 années précédentes (explo-ration fonctionnelle, radiographie thoracique). Il s’agissaitgénéralement d’une radiographie (tableau II)   . Parmi les174 sujets ayant rapporté une BPCO, le diagnostic avaitété confirmé par un spécialiste dans 29 % des cas (51 sujets),généralement au décours d’un épisode respiratoire aigu (36 %des cas).  Symptômes respiratoires perçus durant l’année précédente et influence des facteurs de risque  Les symptômes de la bronchite chronique étaientassociés de façon significative au tabagisme actif et à l’exposition professionnelle. La sévérité de la dyspnée étaitassociée au tabagisme, aux antécédents familiaux de mala-die respiratoire, et au sexe  (tableau III)   . La dyspnée étaitplus sévère chez les sujets ayant rapporté une toux chronique : 61 % d’entre eux ont rapporté une dyspnéede grade ≥   1 et 21 % une dyspnée de grade ≥   3 contre res-pectivement 40 % et 11 % pour l’ensemble des sujets à risque.  Impact de l’état respiratoire sur le sommeil, l’activité quotidienne, et le circuit de soin  Les troubles du sommeil liés aux symptômes respiratoi-res étaient associés de façon significative au tabagisme, aux antécédents familiaux de maladie respiratoire, et à l’expo-sition professionnelle (tableau III)   . Parmi les 772 sujetsayant rapporté une activité professionnelle présente ouancienne, 4 % ont déclaré avoir dû parfois arrêter oumodifier leur activité suite à leur état respiratoire. Cepourcentage était légèrement plus important (6 %,p < 0,05) chez les sujets ayant une exposition profession-nelle. L’utilisation d’un traitement était limitée (tableau II)   .Les sujets avec bronchite chronique qui présentaient unedyspnée recevaient plus souvent un traitement inhalé (9 %  vs   2 %).79/860 sujets (9 %), ont déclaré ressentir un impactde leur état respiratoire : 22 d’entre eux (28 %) ont estimé  Tableau I.  Démographie et diagnostic de la BPCO dans la population initiale et chez les sujets à risque.   Population initialeN = 2 758Sujets à risqueN = 860Sexe   Femme52 %33 %Homme48 %67 %   Âge (années)   55,3 ± 10,554,5 ± 9,9   Statut socio-économique   Travailleurs manuels (agriculteurs, employés, ouvriers)27 %30 %Cadres, artisans, commerçants, patrons, cadres, professions libérales, professions intermédiaires…29 %30 %Sans activité (retraités, chômeurs…)42 %40 %   Tabagisme   Fumeurs/ex-fumeurs/non fumeurs21 %/31 %/48 %46 %/46 %/8 %Consommation cumulée de cigarettes ≥   15 paquets-année21 %75 %   Diagnostic de BPCO   1   6 %20 %   Bronchite chronique4 %13 %Emphysème1 %2 %BPCO0 %1 %Insuffisance respiratoire liée au tabac3 %9 %   Diagnostic rapporté d’asthme   7 %–   Présence de toux ou expectoration chronique   4 %15 %  Les données sont les moyennes (± déviation standard) ou les pourcentages calculés par rapport aux effectifs totaux dans chaque groupe.   1  Rapporté par le sujet (plusieurs réponses possibles).   BPCO : impact et perception  © 2009 SPLF. Édité par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés  525  que « cela ne les empêchait pas de faire ce qu’ils voulaient   », 32(41 %) ont estimé que « cela les empêchait de faire une ou deux choses », et seulement 13 (16 %) ont estimé que « cela les empêchait de faire la plupart des choses » et 12 (15 %)sujets que « cela les empêchait de tout faire   ». Malgré ceslimitations, 69 sujets (87 %) considéraient qu’ils étaientseulement faiblement ou modérément touchés par leur étatrespiratoire.  Connaissance et perception de la BPCO (tableau IV)   Seulement 69/860 (8 %) des sujets à risque ont déclaréavoir déjà entendu le terme BPCO. Par comparaison, 93 % dessujets connaissaient la bronchite chronique et 69 % l’emphy- sème. Une fois l’acronyme BPCO développé (bronchopneumo-pathie chronique obstructive), 66 % des sujets le reliaient à unemaladie respiratoire. D’autre part, en réponse à une question  Tableau II.  Caractéristiques de la maladie et recours aux soins chez les sujets à risque (N = 860).   n%Antécédents familiaux de maladies respiratoires   1   32838 %Tabagisme passif   2   41148 %Exposition professionnelle à des substances toxiques inhalées   3   35341 %Autres maladies associées présentes ou passées (non mutuellement exclusives)   Autre maladie chronique invalidante14517 %Maladie cardiaque13315 %Maladie handicapante limitant la marche11013 %Cancer du poumon71 %   Signes et symptômes   Toux chronique12815 %Expectoration chronique809 %Dyspnée (échelle du MRC) Grade 112414 %Grade 212915 %Grade 3425 %Grade 4152 %Grade 5314 %Troubles du sommeil liés à des symptômes respiratoires15618 %   État respiratoire perçu (sujets déclarant ressentir un impact de leur état respiratoire)799,2 %   Tout à fait normal20,2 %Légèrement atteint293,3 %Modérément atteint374,3 %Sévèrement atteint111,3 %   Traitement pour une maladie respiratoire   Produit inhalé172 %Fluidifiant526 %   Consultation pour un problème respiratoire aigu ou une bronchite au cours des 12 derniers mois10212 %Examen de santé au cours des 3 dernières années26331 %   Radiographie des poumons23928 %Prise de sang18421 %Mesure du souffle15017 %Bilan cardiaque14517 %Mesure des gaz du sang607 %Un scanner des poumons455 %   1  Bronchite chronique, insuffisance respiratoire, asthme, ou emphysème. 2  Exposition régulière à la fumée de tabac des autres au cours des 12 derniers mois. 3 Gaz, poussières, fumées (autre que tabac) ou autre produits toxiques inhalés.
Related Search
Similar documents
View more
We Need Your Support
Thank you for visiting our website and your interest in our free products and services. We are nonprofit website to share and download documents. To the running of this website, we need your help to support us.

Thanks to everyone for your continued support.

No, Thanks
SAVE OUR EARTH

We need your sign to support Project to invent "SMART AND CONTROLLABLE REFLECTIVE BALLOONS" to cover the Sun and Save Our Earth.

More details...

Sign Now!

We are very appreciated for your Prompt Action!

x