Qui a fondé Trois-Rivières? Rétablir les faits autour d'un mythe fondateur.

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  VOLUME 25 – NUMÉRO 1 – 2019     P    h   o    t   o   :   c   s   a    l   v   a    i    l .   c   o   m  Le mot de la rédactrice en chef MariFrance Charette   .............................................................................4 Qui a fondé Trois-Rivières ?Rétablir les faits autour d’un mythe fondateur Yannick Gendron  ....................................................................................5 Les armoiries municipales, un vecteur de fierté et de pérennité Marc Beaudoin  .......................................................................................8 Les premiers mariages mixtes à Trois-Rivièresaprès la Conquête de 1760 Marcel Fournier   ....................................................................................12 Pierre-Fortunat Pinsonneault, artiste-photographe-éditeur Gilles Roux   ............................................................................................15 Les Acadiens de la Mauricie et du Centre-du-Québec André-Carl Vachon  ...............................................................................19 L’industrie du textile à Trois-Rivières :The Wabasso Cotton Co. Ltd Mathieu GrandMaison  ..........................................................................22 Le rôle insoupçonné des Patriotes de la Mauriciedans les rébellions de 1837-1838 Jean-François Veilleux   ..........................................................................26 Maurice Duplessis (1890-1959) – Anti-héros national Alexandre Dumas   .............................................................................30 Histoire et fin du charivari au Québec : Vers la civilisation des mœurs René Hardy   ..........................................................................................33 La mise en patrimoine du moulin à vent de Trois-Rivières René Beaudoin  ....................................................................................36 Patrimoine culturel immatériel et engagement citoyenau sein des municipalités du Québec Maryse Paquin et Philippe Charette   ..................................................39 Agir pour la mémoire Catherine Lampron-Desaulniers   ..........................................................42 Ton vieux nom – Atikamekw Nehirowisiw Mathieu Boivin  ....................................................................................44 Histoire de lire Anne-Marie Charuest et Philippe Boucher   ..........................................46 L’histoire en images Denis Banville et Yves Martel   ..............................................................49 L’histoire sur Internet François Gloutnay   ................................................................................50 RÉDACTION Éditeur : Les Éditions Histoire Québec, en partenariat avec la Fédération Histoire Québec Rédactrice en chef : MariFrance Charette Comité éditorial : Richard M. Bégin et Mona-André Rainville Réviseur : Denis Dionne Graphiste : Martine Gamache Le magazine national Histoire Québec   est membre de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP). HISTOIRE QUÉBEC est publié quatre fois par année et imprimé à 1500 exemplaires. Le contenu de cette publication peut être reproduit avec mention de la source à la condition expresse d’avoir obtenu au préalable la permission des Éditions Histoire Québec (ÉHQ). Par ailleurs, toute utilisation non per-sonnelle ou commerciale doit passer par Copibec à moins d’une entente spécifique avec les ÉHQ. Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs articles et des illustrations utilisées, et ce, à l’exonération complète de l’éditeur. Cette publication  est rendue possible grâce à l’appui financier du ministère de la Culture et des Communications. Dépôt légal : Bibliothèque et Archives nationales du QuébecN° ISSN 1201-4710N° ISBN NUMÉRIQUE (PDF) 978-2-89586-134-8N° ISBN PAPIER 978-2-89586-135-5 ABONNEMENTS Faire parvenir votre nom et adresse ainsi que votre paiement par chèque à : HISTOIRE QUÉBEC4545, av. Pierre-De Coubertin, Montréal (Québec) H1V 0B2 Téléphone : 514 252-3031 ou Sans frais 1 866 691-7202www.histoirequebec.qc.caNous acceptons les paiements par VISA et MASTERCARD Prix à l’unité : 8 $Abonnements au Québec et au Canada :1 an / 4 numéros : 30 $ (toutes taxes incluses)2 ans / 8 numéros : 52 $ (toutes taxes incluses)Abonnements institutionnels :1 an / 4 numéros : 50 $Aux États-Unis :1 an / 4 numéros : 55 $ (CAN)À l’étranger, par avion :1 an / 4 numéros : 75 $ (CAN) DROITS D’AUTEUR ET DROITS DE REPRODUCTION Toutes les demandes de reproduction doivent être acheminées à :Copibec (reproduction papier)5614 288-1664 – 1 800 717-2022 – licences@copibec.qc.ca  www.sodep.qc.ca PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : Photo : Rivière-Rougeriviererougetrad.com Sommaire HISTOIRE QUÉBEC VOLUME 25 NUMÉRO 1 3   L  e  p  a  r  c  d  e  s  p  i  n  s .   A  r  c  h  i  v  e  s  d  e  l  a  V  i  l  l  e  d  e  T  r  o  i  s -  R  i  v  i  è  r  e  s ,  P  A -  0  0  0  4  HISTOIRE QUÉBEC VOLUME 25 NUMÉRO 1 5 Les principaux jalons de l’histoire du Québec ont été posés au XIX e  siècle. Samuel de Champlain, Paul Chomedey de Maisonneuve et Théodore Bochart du Plessis furent alors reconnus les fondateurs respectifs de Québec, Montréal et Trois-Rivières. Enn, il en aurait été ainsi si les Jésuites n’avaient pas laissé derrière eux un bien curieux document : l’introduction au  Catalogue des Trépassez et des Baptisés de la paroisse Immaculée- Conception de Trois-Rivières. On peut y lire :  Messieurs de la compagnie de la nouvelle France ayant ordonné qu’on dressast une habitation en ce lieu nommé les Trois-Rivières Monsieur de Champlain qui comman-dait en ces pays y envoya de Kébec une barque soubz la conduite de Monsieur de La Violette lequel mit pied à terre le quatriesme de juillet de l’an 1634 avec quelque nombre de nos François pour la pluspart artisans. Et dès lors on donna commencement à la maison et habitation ou fort qui se voit en ce lieu. Le troisième de Septembre de la mesme année, le Révérend Père Paul Le Jeune et le Père Buteux religieux de la Compagnie de Jésus partirent de Kébec dans une barque et arrivèrent icy et huict du mesme mois, pour  y assister nos françois pour le salut de leurs âmes. Sur la  n de Décembre de la mesme année, le mal de terre s’estant  jecté parmy nos françois, en emporta quelques uns qui ont donné commencement aux Chrestiens deffuncts en ce pais. 1 En rappelant ce document à l’amnésie collective des Triuviens en 1852, le père Félix Martin ancrait La Violette dans la postérité 2 . Tant et si bien qu’il en est devenu l’emblème, presque un synonyme du territoire triuvien. Ne dit-on pas la Cité de La Violette ? Or, le titre de fondateur pourrait bien lui échapper compte tenu des récents résultats de recherche sur Théodore Bochart du Plessis 3 . Sieur de La Violette La Violette a été popularisé par l’abbé Jean-Baptiste- Antoine Ferland, dans son manuel scolaire,  Histoire du Canada  , en 1861 4 . Il y a acquis son « Sieur ». Car dans le seul document d’archives qui évoque l’homme, le  Catalogue des Trépassez et des Baptisés  , on ne l’évoque que trois fois : dans l’introduction sous l’appellation de « Monsieur », puis comme parrain dans deux baptêmes de jeunes lles autochtones. Dans ces deux derniers cas, on indique : « Monsieur de La Violette, commandant au fort… ». « Commandant », il s’agit du terme qui a permis aux historiens de statuer son autorité et d’en faire le fondateur : n’est-il pas présent jusqu’en avril 1636, date ultime à laquelle on retrouve son nom pour une dernière fois dans le curieux registre ? Il n’en fallait pas plus pour ériger un mythe, puis, pour le 250 e  anniversaire de l’en- droit, une statue, pour glorier son passage. Néanmoins, il demeure inconnu. On ne sait rien de l’individu, pas même son prénom. Ni les actes notariés, ni même les Relations des Jésuites si bavardes au sujet de ce qui se trame à Trois-Rivières, n’évoquent le sieur au nom végé -tal, probablement un surnom.Il a fallu emprunter les mêmes sentiers que nos prédé- cesseurs en portant une attention particulière à ce qui se passait au croisement du euve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice : relecture des  Relations  , relecture des voyages de Champlain, plongeon dans les actes notariés de la première moitié du XVII e  siècle et retour physique sur les lieux fréquentés par nos ancêtres. Qui a fondé Trois-Rivières ? Rétablir les faits autour d’un mythe fondateur L’historien Yannick Gendron est l’auteur du récent ouvrage  L’énigme de Trois-Rivières. Théodore Bochart (1607-1653), personnage clé de notre histoire (Perro Éditeur, 2019). Détenteur d’une maîtrise en études québécoises de l’Université du Québec à Trois- Rivières, il a œuvré dans les instances de la Société d’histoire de Cap-de-la-Madeleine, de la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières – aujourd’hui Patrimoine Trois-Rivières – et d’Appartenance Mauricie Société d’histoire régionale. Auteur d’une trentaine de panneaux d’interprétation, il a aussi écrit des dizaines d’articles sur l’histoire locale et prononcé autant de conférences auprès de tous les publics. Chargé de cours au Collège Laèche de Trois-Rivières, il a développé, avec ses collègues et ses étudiants, trois projets d’interprétation ancrés dans le paysage triuvien. Depuis une décennie, l’historien réinterprète les événements menant à la fondation de Trois-Rivières et le vécu de ses principaux artisans, pour la plupart oubliés. Il a une approche unique de l’histoire, empreinte de doutes, d’imagination et d’humour. Yannick Gendron agit aujourd’hui comme conseiller en patrimoine au service de l’État. par Yannick GendronSignature de Théodore Bochart du Plessis tirée du Tabellionage du Havre, dans un acte du 13 février 1634.Source : Archives départementales de la Seine-Maritime, Tabellionage du Havre, 2 E 70/199, février 1634.  HISTOIRE QUÉBEC VOLUME 25 NUMÉRO 1 6 Outre l’absence complète de référence à La Violette, c’est l’omniprésence d’un autre personnage durant cette période, celle de Théodore Bochart du Plessis, qui a capté notre attention. Il entre en scène sous les hospices du cardinal de Richelieu en 1632, une période trouble de la Nouvelle-France occupée par les Anglais. Les  Relations attestent de sa présence jusqu’en août 1636. Théodore Bochart En 2009, Théodore Bochart n’est guère plus connu chez les historiens que Monsieur de La Violette. Les conclu- sions présentées dans le lm de Pierre Saint-Yves,  Sur les traces de Laviolette 5  , et dans l’ouvrage collectif Rencontrer Trois-Rivières 6  sont reçues avec scepticisme. Comment Bochart a-t-il pu rester dans l’ombre tout ce temps s’il s’est montré important pour Trois-Rivières ? Les raisons sont multiples ; elles dépendent de la disponibilité des archives, de la confusion autour de son nom, de l’omni- présence de Champlain, pour ne nommer que celles-là. En effet, Théodore Bochart entreprend sa carrière au sein des compagnies qui exploitent la Nouvelle-France entre 1632 et 1636, d’abord dans la Compagnie de Caën, puis dans la Compagnie de la Nouvelle-France. C’est connu, les archives de cette dernière sont rares et décimées. Nous pouvons heureusement nous rabattre sur les actes notariés et les  Relations des Jésuites pour retracer son parcours, notamment comme général de la otte de la Compagnie de la Nouvelle-France de 1633 à 1636. Par contre, les fameuses lettres de la Compagnie de  Jésus ont involontairement participé à la mécon-naissance du personnage et à la méprise sur son identité. On l’iden tie sous le vocable de « général », de « Plessis Bochart », de « sieur du Plessis », alors qu’il s’agit bel et bien de Théodore Bochart du Plessis, tel que le conrme sa commission de général de la otte de la Compagnie de la Nouvelle-France signée par le cardinal de Richelieu. Bochart lui-même ajoute à la confusion en signant « du Plessis Bochart ». On l’a donc confondu avec Guillaume Guillemot du Plessis-Kerbodot, gouver- neur de Trois- Rivières (1651-1652) qui meurt dans des circonstances dramatiques en 1652.Enn, Champlain en mène assez large dans l’historio-graphie qu’on en nit presque par oublier l’équipe qui l’entoure. En ce sens, les rapports qu’il entretient avec les Premières Nations, puis les négociations qu’il mène avec les Montagnais, dont Capitanal, permettent l’instal- lation d’une nouvelle habitation à Trois-Rivières, endroit fréquenté bien avant l’arrivée des Européens et lieu pri-vilégié d’échanges commerciaux entre les communautés autochtones. Toutefois, à son retour à Québec en 1633, Champlain est vieillissant et tombe malade. Il cone donc à ses proches collaborateurs, dont Bochart fait partie, la réalisation des ententes négociées. L’implantation d’une nouvelle habitation à Trois-Rivières, à partir de 1634, en est le meilleur exemple. On ne peut que déplorer que les Voyages de Champlain s’arrêtent en 1632. Des gestes fondateurs Comment Théodore Bochart s’acquitte-t-il de sa tâche pour devenir un sérieux candidat à la fondation de Trois-Rivières ? D’abord, revenons un instant à son rôle ofciel à partir de 1633 : le commandement et la conduite de la otte de la Compagnie de la Nouvelle-France. Considérant que la raison d’être de la colonie est l’exploitation du commerce des fourrures et leur impor-tation dans la métropole pour leur transformation et la vente, le rôle de Bochart s’avère essentiel, sinon central.Bochart hiverne en 1632-1633. Il prend la pleine mesure des relations à reconstruire et s’y applique dès son arrivée. Capitaine de navire, il maîtrise parfaitement la gestion des vivres, des ressources humaines et même de la justice dans des endroits aussi connés qu’un bateau en mer ou une communauté isolée du monde extérieur huit mois par année. Affiche promotionnelle du documentaire de Pierre Saint-Yves,  Sur les traces de Laviolette (2009).  HISTOIRE QUÉBEC VOLUME 25 NUMÉRO 1 7 D’ailleurs, il précède d’un an le retour de Champlain à Québec. En compagnie d’Émery de Caën, il récupère l’habitation prise trois ans plus tôt par les Kirke, ces mar- chands dieppois à la solde des Anglais. À l’annonce du retour du Brouageais à Québec en 1633, Émery de Caën remet la « place » à Bochart à la demande du cardinal de Richelieu. Dès le lendemain, l’habitation est remise à Champlain. Théodore Bochart devient en quelque sorte son lieutenant, le numéro deux de la compagnie dans la colonie. Le général de la otte passe l’été à patrouiller le euve Saint-Laurent, entre la rivière Richelieu et Tadoussac, et fait de Trois-Rivières son port d’attache. Deux des membres de sa suite, un valet et une trompette, y trouvent la mort. À la n de la saison estivale, il rentre en France avec les précieuses marchandises. Durant l’hiver, Théodore Bochart voit à l’entretien des navires et leur ragrément. Il accomplit ces routines en 1633, 1634, 1635 et 1636. Cela explique pourquoi le  Catalogue identie Monsieur de La Violette « commandant » à Trois- Rivières en février 1635 et en avril 1636. Durant l’hiver, La Violette tiendrait effectivement le fort en l’absence de Bochart. Rien d’étonnant. Des personnes plus ou moins connues commandent aussi à Québec lorsque Champlain doit s’absenter en métropole durant des hivers et des années durant : au moins la moitié du temps, entre 1608 et son décès le 25 décembre 1635 !Même s’il précède Théodore Bochart à Trois-Rivières d’une journée en juillet 1634, La Violette n’a d’autre rôle que le transport du matériel et des hommes destinés à l’érection d’une nouvelle habitation. En réactivant le commerce passé aux mains des Anglais entre 1629 et 1632, et en structurant le réseau d’échanges à Trois-Rivières en amont de Québec, selon les négociations menées entre Champlain et Capitanal, le général de la otte se montre un directeur des opérations particulièrement doué. On le retrouve aussi, année après année, négociant avec les Hurons à Trois-Rivières pour embarquer des pères  jésuites vers leur pays. À cet égard, il est le gardien des activités protocolaires qu’il manie avec tant de jugement et de doigté que les populations locales ne manquent pas de témoigner leur amitié et leur appréciation lors de son départ en août 1636, en lui offrant une jeune Iroquoise, destinée à être instruite par les sœurs hospitalières. Bochart quitte Trois-Rivières le 22 août 1636, sous les coups fournis de ses propres canons : un privilège réservé aux hommes en autorité en un lieu donné. Que faire de Bochart ? Mais d’abord, que faire de La Violette ? Doit-on renom-mer le boulevard, le pont et la demi-douzaine de raisons sociales qui y font référence ? Non, je ne crois pas. Par contre, il faut recadrer ses mérites et certainement faire une plus grande place à Théodore Bochart dans la topo -nymie locale et régionale. Si Bochart est une gure importante dans notre histoire et qu’il s’est montré aussi stratégique que possible comme lieutenant de Champlain, comment expliquer ce silence autour du personnage ? Aux raisons stipulées précédemment, il faut aussi évoquer l’inu ence religieuse sur l’historiographie québécoise. Théodore Bochart est indiscutablement protestant, cela est attesté de maintes façons, mais également un protégé – et même un parent ! – du cardinal de Richelieu, que certains obser -vateurs voient davantage comme un « homme d’État » qu’un « homme d’Église » 7 . Des raisons sufsantes pour ses contemporains de souligner son apport au prosély-tisme, mais pour nos observateurs d’hier, de le préserver dans l’ombre de Champlain. Est-ce l’attitude de nos plus anciens chroniqueurs reprise et partagée mécaniquement par nos plus récents annalistes ? Nous n’avons pu tran -cher la question.En revanche, on ne mesure pas encore la richesse des enseignements et les surprises que nous réserve une relecture objective, consciente des limites documentaires et détachée des  a priori de nos premiers historiens. Le rôle de Théodore Bochart du Plessis dans la reprise de Québec s’est ainsi révélé, tout comme son implication dans le démarrage d’une habitation permanente et la consolidation du réseau d’échanges au conuent de deux axes commerciaux majeurs. Pérenne, Trois-Rivières élève bientôt à ce carrefour des fourrures, un empire de papier sur un socle de fer. NOTES 1 Catalogue des Trépassez et des Baptisés  , Diocèse de Trois- Rivières, Service des Archives.2 Francesco Giuseppe Bressani,  Relation abrégée de quelques missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France  , traduite par Félix Martin, Montréal, Presses à vapeur John Lovell, p. 58. 3 Yannick Gendron,  L’énigme de Trois-Rivières. Théodore Bochart (1607-1653), personnage clé de notre histoire  , Shawinigan, Perro Éditeur, 2019, 411 p.4 Jean-Baptiste-Antoine Ferland,  Cours d’histoire du Canada  , première partie, 1534-1634, Augustin-Côté éditeur- imprimeur, 1861, p. 270. 5 Pierre Saint-Yves,  Sur les traces de Laviolette  , Trois-Rivières, Les Productions Hérodotus, 2009, 71 min.6 René Beaudoin (dir.),  Rencontrer Trois-Rivières. 375 ans d’histoire et de culture . Trois-Rivières, Éditions d’art Le Sabord, 2009, 225 p. 7 Giovanni Pesaro cité dans Hélène Duccini,  La France au XVII  e  siècle  , Paris, Armand Colin, 2010, p. 26.
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