L’économie collaborative, une alternative au modèle de la compétition

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  L’économie collaborative, une alternative au modèle de la compétition
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  étopia centre d’animation et de recherche en écologie politique AnaLYSESétopiamars2014 l’économie collaborative,une alternative au modèle de la compétition Delphine MassetEric Luyckx   l’économie collaborative,une alternative au modèle de la compétition Delphine MassetEric Luyckx  Delphine Masset Chercheuse-associée Etopia Eric Luyckx Chargé de communication et d’animation chez Etopia, chercheur-associé. économieéconomie collaborativebiens communs l’économie collaborative, une alternative au modèle de la compétition Une révolution se produit sous nos  yeux sans que nous ne prenions encore conscience des bouleversements qu’elle va apporter à notre manière de produire, de consommer, de financer des projets ou, tout simplement, d’apprendre.Du logement à l’utilisation de la voiture en passant par la musique ou l’épargne, il n’y a pas un seul domaine de notre vie qui échappera au potentiel de nouveautés que cette révolution  porte. Elle part dans tellement de directions qu’il paraît difficile de prévoir où elle s’arrêtera et comment elle nous transormera. Cette révolution, c’est l’économie collaborative.  ANALYSES ÉTOPIAMARS 2014 # 3 L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE, UNE ALTERNATIVE AU MODÈLE DE COMPÉTITION DELPHINE MASSET, ERIC LUYCKX Une récente étude réalisée pour La Poste en France relève qu’un Français sur deux pratique déjà l’économie collaborative (essentiellement la consommation collaborative). Cela recoupe une autre étude récente faite aux Etats-Unis. Plus impressionnant encore, les courbes d’évolution du phénomène (qui feraient plus d’un envieu du côté de l’économie classique) montrent un bon doublement d’échelle à chaque année . Le crowunding   a soulevé 2,7 milliards de dollards en 2012 et plus de 5 en 2013 ; l’économie colla-borative représente une trentaine de milliards en 2013. Cette nouvelle économie va rapidement disputer une part non négligeable à l’économie classique (51% des Français pensent que ces pra-tiques seront amenées à se développer).Même si certaines pratiques qui impliquent plus sont plus timides en pourcentage absolu de la population, leur progression est toute aussi prometteuse (pour la cohabitation, 6% des popu-lations française et américaine en 2013, avec une perspective de doublement en 2014 - chiffres US). La cohérence des motivations  de cette population pionière est très parlante aussi. Les motifs premiers du recours à la consommation collaborative par exemple, sont directement liée à la question du pouvoir d’achat mais aussi au caractère alternatif que représente la démarche et ce essentiellement par méfiance du monde économique représenté par les banques et les grandes entreprises (qui ac-caparent la richesse au dépend de la redistribution, et donc du pouvoir d’achat) et par la faiblesse des perspectives et promesses de reprise économique. Le potentiel d’ influence positive sur le cadre de vie  est énorme : comme le présente le Mémorendum d’une plateforme d’ONG flamandes (voir annexe), si un cinquième des logements sous-occupés pouvaient être partagés avec un occupant supplémentaire ou un petit ménage, cela règlerait le problème de pénurie de logement en Flandre (300000 logements à l’horizon 2030). Autre exemple, il y a déjà 7000  voitures en moins en Belgique grâce au covoiturage, et si chaque conducteur partageait sa voiture une fois par semaine, il y aurait 25% de files en moins sur les routes. Michel Bauwens pointe que si on équipe les écoles de matériel open-source, cela représente un huitième du coût d’un l’équipement classique de même qualité.Pour les pratiquants de l’économie collaborative, la confiance dans l’avenir en général, dans celui des générations futures et dans la solidarité au sein de la société augmente de manière considé-rable (jusqu’à +30%). Ce qui recoupe les thèses de Wilkinson et de Jakson, le lien social, la coopération, le bien-être et la prospérité commune reprennent du sens face à la compétition, à l’individualisme. un modèle en croissance fulgurante 2013 PARTICIPATION2014 PARTICIPATION   (PROJECTED FROM INTENT) 46 % 11 % 18 % 13 % 16 % 9 % 9 % 7 % 13 % 10 % 12 % MONEYLENDINGCROWDFUNDINGPRE-OWNED GOODSLOANER PRODUCTSCUSTOM PRODUCTSPROFESSIONAL SERVICESPERSONAL SERVICESTRANSPORTATION SERVICESLOANER VEHICLESOFFICE SPACEPLACE TO STAY  GOODSSERVICESTRANSPORTATIONSPACEMONEY    PARTICIPATION IN THE COLLABORATIVE ECONOMY: RECENT AND PROJECTED Nouvelles consom-mations, nouvelles confiances , Observatoire de la confiance, Groupe de la Poste, novembre 2013 Sharing is the new buying  , Vision critical, Crowd Companies, 2014 Présentation du projet Flock Society  , Equateur, Michel Bauwens, 2014  ANALYSES ÉTOPIAMARS 2014 # 4 L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE, UNE ALTERNATIVE AU MODÈLE DE COMPÉTITION DELPHINE MASSET, ERIC LUYCKX L’économie collaborative recouvre quatre secteurs, la consommation collaborative , la production collaborative , le financement collaboratif   et la « connaissance » collaborative .De manière minimale, la production collabo-rative renvoie à la double création matérielle et immatérielle : autrement dit, à la production de biens communs et de plateformes de partage . Le mouvement des makers  est très symbolique de ce point de vue : au lieu de produire des biens manufacturés en Asie puis de les acheminer à travers la planète, l’impression 3D, le mouvement du Do It Yoursel   (DIY) et la revalorisation des objets d’occasion permettent de produire en petites séries, de manière personnalisée, au plus proche du lieu (et des volumes) de consommation.La consommation collaborative, elle, désigne un modèle où l’usage prédomine sur la pro-priété  d’un bien ou d’un service. Elle se décline au travers de la location ou du prêt entre parti-culiers, des initiatives de partage alimentaire, d’habitats. C’est sans aucun doute le secteur le plus mûr de l’économie collaborative. Il repose sur le principe de l’exploitation des « inutilisés ». Grâce à la technologie, il est désormais possible de faire rencontrer une demande intéressée par l’usage avec une offre qui jusqu’à présent n’était pas exprimée de manière suffisament précise. Le financement collaboratif se décline en trois axes : le  peer to peer unding  ,  peer to peer len-ding   et le  peer to peer currency  , autrement dit, le partage de fond, de prêt et la création de monnaie alternative . Il vient dés-intermédier et faire évoluer des modèles économiques en place depuis plus de 400 ans.La connaissance collaborative se base sur l’idée de savoirs libres . Elle concerne l’éducation, la recherche, la création, les réseaux d’échanges… mais aussi la gouvernance. C’est un mouve-ment impressionnant et les modèles actuels d’éducation et d’enseignement s’apprêtent à être fortement transformés (notamment via l’ Open Science ). Concernant l’ Open Democracy  , tous les mouvements d’ouverture de données publiques ( Open Data ) ou d’écriture de textes de loi sur wiki commencent à peine à avoir un impact sur nos sociétés mais sont susceptibles d’avoir une influence très marquante.L’économie collaborative est aussi une occasion d’affirmer la possibilité de sortir l’économie de la seule sphère marchande… Rapide présentation Te complete picture, Te Sharing Economy Lacks A Shared Definition, Rachel Botsman, Collaborative Lab, 2013  ANALYSES ÉTOPIAMARS 2014 # 5 L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE, UNE ALTERNATIVE AU MODÈLE DE COMPÉTITION DELPHINE MASSET, ERIC LUYCKX Le mode de fonctionnement de l’économie collaborative est issu de l’héritage culturel (or-ganisationnel, comportemental, technique…) du monde du logiciel libre, du web (et NTIC) et d’une posture contestataire (hackers, alter-mondialistes…). Trois éléments permettent de définitivement distinguer les procédés de cette nouvelle forme d’économie : - une logique horizontale  inhérente à l’organisation en réseau, au  peer to peer  , la décentralisation et l’absence de centre unique de décision ; réduit la sphère de la production dirigée et hiérarchisée et étend au maximum la sphère de l’activité humaine autonome et décentralisée ;- la mutualisation  des outils et connaissances avec un accès libre à tous ceux qui contribuent ; partage par des individus ou groupe d’individus, de biens, d’équipements (immobiliers, ménagers, outils, moyens informatiques, transport etc) et de connaissances (encyclopédie, bibliothèque, œuvres…) de manière à optimiser l’accès à ces ressources et leur rentabilité (par le partage des coûts d’investissement, frais d’entretien, assurance, réparation etc.)- une logique coopérative étendue  ( crowdsour-cing ) liée à des communautés d’intérêt ou locales. Utilisation de la créativité, de l’intel-ligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes, pour réaliser certaines tâches.En découlent : - une redistribution des rôles, des décisions, des responsabilités  avec une plus grande participation de chacun ; mode de fonctionnement Inographie Groupe SFR
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