De l'architecture et du paysage : échanges artistiques et intellectuels entre le Japon et le monde occidental

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  Introduction de Vers une modernité architecturale et paysagère : modèles et savoirs partagés entre le Japon et le monde occidental (Collège de France, 2013)
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  1 D  E    L ’   ARCHIECURE    E    DU    PAYSAGE  D E   L  ’  ARCHITECTURE   ET   DU   PAYSAGE  : ÉCHANGES    ARTISTIQUES   ET   INTELLECTUELS   ENTRE   LE  J  APON   ET   LE   MONDE   OCCIDENTAL    L’architecture et le paysage au contact du japonisme et de l’orientalisme  Je parle par exemple du japonisme, et ils ne voient dans une vitrine que quelques bibelots ridicules [...]. Les malheureux ! Ils ne se sont pas aperçus à l’heure qu’il est que tout l’ Impressionnisme [...] est fait par la contemplation et l’imitation des impressions claires du Japon.  1  A  insi s’étonne Edmond de Goncourt (1822-1896), stupéfait de l’obscurantisme des  journalistes qui, en cette seconde moitié du 󰁸󰁩󰁸  e  siècle, ne perçoivent pas encore « la vague déferlant sur l’Europe et les États-Unis »  2  du japonisme dans tous les domaines de l’art ! Les frères Goncourt et leurs amis l’ont déjà compris, la production artistique européenne a entamé une mutation, profonde, depuis la découverte des arts de l’Extrême-Orient, et du Japon en particulier. L’ensemble des arts visuels, et en premier lieu la peinture et la gravure, est bouleversé : formes, palettes de couleurs, matières, supports, structures et thèmes des compositions ne seront plus  jamais les mêmes. La déferlante touche un large éventail d’arts appliqués, de la mode à la joaillerie, en passant par le textile, la pâte de verre, la porcelaine, la céramique, le vitrail, l’ébénisterie ou la reliure, mais aussi la littérature — roman, théâtre et poésie. Inventé en 1872 par le collectionneur français et ami de Monet, Philipe Burty (1830-1890), le mot  japonisme   désigne « un nouveau champ d’études englobant les emprunts artistiques, historiques et ethnographiques aux arts du  Japon  3  ». En une vingtaine d’années, entre 1860 et 1880, se constituent à Paris, à Londres, à New  York, à Boston ou à Chicago, des cercles d’amateurs, où se mêlent artistes-créateurs, hommes de la finance et de l’industrie, collectionneurs passionnés. Les idées qu’ils véhiculent, sous l’influence libératrice de l’art japonais, révolutionnent alors la pratique artistique. En 1868, la collection des arts du Japon bat son plein dans les milieux parisiens, comme l’évoque le sculpteur, peintre et critique Zacharie Astruc (1833-1907) : Il s’est formé, depuis cette date déjà lointaine [celle de la découverte des estampes japonaises] jusqu’au moment présent, de belles et rapides collections entre les mains de M. Villot, l’ancien conservateur des peintures du Louvre, des peintres Manet, James issot, Fantin-Latour, Alphonse Hirsch, Degas, Carolus-Duran, Monet, des graveurs Bracquemond et Jules Jacquemart, de M. Solon de la manufacture de Sèvres, des écrivains Edmond et Jules de Goncourt, Champfleury, Philippe Burty, Zola, de l’éditeur Charpentier, des industriels Barbedienne, Christofle, Bouilhet, Falize, des voyageurs Cernuschi, Duret, Emile Guimet, F. Régamey. Le mouvement étant donné, la foule des amateurs suit.  4   Et l’influence majeure du japonisme, au tournant du 󰁸󰁸  e  siècle, ne se limite pas, loin s’en faut, au monde de la création artistique. Comme le rappelle plus tard Malraux à propos de la découverte 1. Edmond de Goncourt,  Journal,  1884, p. 334.2. Brigitte Koyama-Richard,  Japon rêvé. Edmond de Goncourt et Hayashi adamasa  , Paris, Hermann, p. 9.3. Philippe Burty,  Japonisme  , Paris, 1875, cité dans Lionel Lambourne,  Japonisme. Échanges culturels entre le  Japon et l’Occident  , Paris, Phaidon, 2006, p. 6.4. Zacharie Astruc, « Le Japon de chez nous », in L’Étendart  , 26 mai 1868, cité par Koyama-Richard, op. cit  ., p. 19.  2 Introduction de la sculpture et de l’architecture de l’Orient bouddhique, le « japonisme des estampes et des laques ne résista pas à la connaissance du grand art bouddhique du Japon »  5 , initiée en Occident par les expositions internationales de Paris (1878, 1889, 1900), de Londres (1862), de Philadelphie (1876), de Chicago (1893) ou, plus tard, par l’exposition anglo-japonaise de Londres (1910). Des manifestations où le grand public peut découvrir grandeur nature des pavillons japonais et des jardins paysagers aux motifs jusqu’alors inconnus. Si les empires coloniaux de la Grande-Bretagne et de la France ont indirectement favorisé une connaissance de l’architecture religieuse de l’Asie du Sud-Est ou de l’Inde, notamment grâce aux travaux menés par les archéologues et les historiens de l’architecture, la connaissance occidentale de l’architecture bouddhique japonaise reste limitée jusque dans les années 1930. Deux ouvrages d’une certaine tenue scientifique ont pourtant été publiés au début du 󰁸󰁸  e siècle. À la suite d’un séjour au Japon effectué au cours de l’année 1898, l’architecte américain Ralph Adams Cram (1863-1942) publie, en 1905, Impressions of Japanese Architecture and the Allied Arts 6 , le premier livre en langue anglaise sur l’architecture religieuse du Japon. Il est suivi, dès l’année suivante, par le conservateur français Gaston Migeon (1864-1930), alors directeur honoraire des Musées nationaux, dont l’ouvrage  Au Japon — Promenades aux sanctuaires de l’art 7  tente une description sommaire de l’architecture des temples bouddhiques et des sanctuaires shintō, replacée dans le contexte d’une histoire de l’art japonais. Si quelques publications grand public suivent alors, il faut attendre 1936 pour qu’Akiyama Aisaburō   édite  Shinto and Its Architecture   (1936)  8 , un livre à caractère scientifique, quelque temps après que le britannique Richard Ponsonby-Fane (1878-1937) ait lui-même publié « Te Vicissitudes of Shinto » (1931), « Ancient Capitals and Palaces of Japan » (1931) et Kamo Mioya Shrine   (1934)  9 , des études sur le Japon menées à partir des sources anciennes, et dans lesquelles plusieurs chapitres décrivent avec force détails l’archi- tecture des édifices religieux. La découverte par les Occidentaux de l’architecture bouddhique  japonaise ne trouve cependant son point d’orgue qu’à la publication de l’étude du sinologue américain Alexander Soper (1904-1993), Te Evolution of Buddhist Architecture in Japan , publiée au milieu de la Seconde Guerre mondiale, en 1942, à l’université de Princeton  10 .Si l’architecture monumentale japonaise reste longtemps méconnue de l’Occident, depuis le  󰁸󰁶󰁩󰁩󰁩 e  siècle déjà, plusieurs aspects de l’art des jardins de l’Extrême-Orient avaient été recueillis par des voyageurs et des missionnaires. Un vecteur de transmission des savoirs dont allait naître, en Grande-Bretagne, la mode des jardins anglo-chinois, dont la pagode du jardin botanique royal de Kew (Kew Gardens), à Londres, est un exemple parfait. Elle fut construite par l’architecte écossais William Chambers (1723-1796), un pionnier dans la description des jardins de l’Asie orientale, chinois en particulier. Chambers, qui avait étudié en France auprès du grand architecte 5. André Malraux, Les voix du silence,  Nouvelle Revue Française, Paris, Gallimard, 1951, p. 496. 6. Ralph Adams Cram, Impressions of Japanese Architecture and the Allied Arts  , New York, Baker & Taylor, 1905, 242 pages.7. Gaston Migeon,  Au Japon — Promenades aux sanctuaires de l’Art  , Paris, Hachette, 1906, 295 pages.8. Akiyama Aisaburō, Shinto and Its Architecture  , Kyōto, Japan Welcome Society, 1936, 127 pages.9. Richard Ponsonby-Fane : « Te Vicissitudes of Shinto », Te Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, vol. LXI, juin 1931 ; « Ancient Capitals and Palaces of Japan », ransactions and Proceedings of the Japan Society of London , vol. 󰁸󰁸, 1931, 113 pages ; Kamo Mioya Shrine  , Kōbe, J. L. Tompson, 1934, 151 pages.10. Alexander Coburn Soper III, Te Evolution of Buddhist Architecture in Japan , Princeton, Princeton Uni-versity Press, Londres, Humphrey Milford, Oxford University Press, 1942, 330 pages et 211 illustrations. Voir par ailleurs l’étude des sources en langues occidentales — et notamment un chapitre sur Kaempfer — dans la thèse de  Jean-Sébastien Cluzel,  Architecture éternelle du Japon , Dijon, Faton, 2008, p. 70-157.  3 D  E    L ’   ARCHIECURE    E    DU    PAYSAGE   Jacques-François Blondel (1705-1774), puis séjourné plusieurs années en Italie, publie en 1757, à Londres,  Designs of Chinese Buildings, Furniture, Dresses, Machines, and Utensils. o which is annexed, A Description of their emples, Houses, Gardens, &c  , un livre édité simultané-ment en français chez le même imprimeur  11 , avant son célèbre ouvrage de 1772,  A Dissertation on Oriental Gardening  , dans lequel il fait la synthèse des conceptions britanniques d’alors sur l’art « naturaliste » des jardins chinois  12 . Il faut ici souligner l’impact, sur l’imaginaire européen d’alors, des extraordinaires collections de plantes rapportées d’Asie, depuis le Grand siècle, par les scientifiques européens. L’affl ux massif des plantes japonaises avait commencé bien avant l’ouverture du Japon, en 1868, comme l’indique la grande variété d’espèces de fleurs, d’arbustes et de mousses exotiques qui portent aujourd’hui encore le nom  japonica  , adjoint de celui de leur découvreur : kaempferii  , d’après le physicien et naturaliste Engelbert Kaempfer (1651-1716), thunbergii  , d’après le naturaliste Carl Peter Tunberg (1743-1828) ou sieboldii  , d’après le physi- cien, naturaliste et médecin Philip von Siebold (1796-1866). rois savants qui, par leur entreprise encyclopédique de connaissance de la flore japonaise, ont radicalement bouleversé le répertoire des espèces florales communes que l’on trouve désormais dans les jardins modernes de l’Europe. Un phénomène qui a conduit non seulement à la plantation d’espèces japonaises, mais aussi à développer l’attrait pour des paysages qui imitent les jardins du Japon. Avant même qu’il ne s’installe à Giverny, en 1883, et ne passe les dernières années de sa vie à peindre inlassablement les nymphéas de son étang — des plantes importées du Japon —, Claude Monet (1840-1926) avait accumulé quantité d’estampes et de peintures japonaises montrant les fleurs et les jardins, telle la vue du Kameido enjin keidai      (L’enceinte du sanctuaire de Kameido enjin), une estampe tirée des Cent vues célèbres d’Edo  d’Utagawa Hiroshige   (1797-1858), aujourd’hui conservée parmi tant d’autres dans la Collection Monet. Dans ce contexte de regain d’intérêt pour les paysages japonais apparaissent les premiers ouvrages en langues occidentales sur la flore et l’art paysager de l’archipel, qu’inaugure le livre magistral Landscape Gardening in Japan  13  de l’architecte anglais Josiah Conder (1852-1920). Nicolas Fiévé y consacre ci-dessous un article  14 , dans lequel il s’interroge plus particulièrement sur les sources japonaises qui ont inspiré Conder, et sur l’image des jardins du Japon qu’elle va restituer aux architectes et aux paysagistes occidentaux. Car, bien entendu, Josiah Conder com-prend le jardin japonais à travers le prisme de son époque et de sa culture. À partir des années 1880, et jusqu’à la Première Guerre mondiale, apparait en Grande-Bretagne et aux États-Unis, plus modestement en France, en Belgique ou en Allemagne, une profusion de jardins inspirés par le Japon. Des magasins spécialisés ouvrent, ici et là, et vendent les éléments de mobilier (lanternes et vasques de pierre) et les plantes appropriées à leur fabrication. Dans cet engouement pour l’art 11. Sir William Chambers, Deffeins des Édifices, Meubles, Habits, Machines, et uftenciles des Chinois... Auxquels eft ajoutée une defcription de leurs temples, de leurs maifons, de leurs jardins, &c. ,   Londres, J. Haberkorn, 1757, xxi, 19 pages, un ouvrage bilingue, en français et en anglais, qui « Se vend chez l’AUEUR, à coté du caffé de om en Ruffel-Street   », comme l’indique délicieusement le frontispice. 12. Sir William Chambers,  A Dissertation on Oriental Gardening  , London, Te Royal Academy, 1772, 163 pages. exte réédité dans Shimada akau et Matsudaira Keiichi (éd.),  A Collection of Books on the English Landscape Garden , volume 3, Ōsaka, Eureka Press, 2006. 13. Josiah Conder, Landscape Gardening in Japan , ōkyō et Yokohama, Hakubunsha   et Kelly and Walsh, 1893, xi, 161 pages.14. Nicolas Fiévé, « Les sources japonaises des premiers ouvrages publiés en Europe et aux États-Unis sur les  jardins japonais : Landscape Gardening in Japan  (1893), de Josiah Conder ; Te Gardens of Japan  (1928), de Harada  Jirō ;  Art of the Landscape Gardens in Japan  (1935), de amura suyoshi », infra  , p. 19-66.  4 Introduction paysager du Japon, les premiers livres en langues occidentales jouent un rôle important pour la diffusion de connaissances, même si parfois des commanditaires fortunés font venir directement du Japon des jardiniers pour créer leur jardin. Ainsi est conçu, en 1898, le jardin d’Albert Kahn (1860-1940) à Boulogne ou, en 1906, celui du colonel William Hall Walker (1856-1933), 1 er  baron Wavertree, à ully (Irlande). Les expositions universelles sont également un vecteur de connaissance de l’art paysager, et l’on sait que c’est à la suite de sa visite de l’exposition anglo- japonaise de 1910 qu’Alan de atton (1845-1920), 3 e  baron Egerton, a fait aménager le atton Park, dans le Cheshire (Angleterre), un paysage japonais, remarquable par un torii   qui évoque le sanctuaire d’Utsukushima  .  Alors que l’engouement pour l’art des jardins fleurit dans le sillage du japonisme, l’architecture civile de l’habitat, qu’elle soit noble ou populaire, ne suscite guère d’intérêt chez les Occidentaux, à l’exception notoire de quelques rares réalisations commandées par des amateurs d’art japonais. C’est notamment le cas de la première maison japonaise et d’un pavillon de thé, réalisés à Fall River (Massachussets) par Ralph Crams et son associé Bertram Goodhue (1869-1924), pour  Arthur May Knapp, entre 1894 et 1898 (fig. 1-2). Il faut attendre les années 1930 et les archi-tectes du mouvement moderne pour que naisse un réel engouement pour cette architecture non monumentale. Une situation que reflètent parfaitement les publications en langues occidentales sur le sujet : hormis l’ouvrage précurseur d’Edward Sylvester Morse (1838-1925),  Japanese Houses and their Surroundings (1885)  15 , qui présente pour la première fois une minutieuse description de l’architecture populaire du Japon, il n’y a rien, ou presque, jusqu’à la publication en 1937 de Houses and People of Japan  de l’architecte allemand Bruno aut (1880-1938)  16 . Dans cet ouvrage inégalé depuis lors, Taut présente une anthropologie détaillée de l’architecture et de l’habitat rural japonais. Dans le même temps, paraît une série d’articles dans des revues d’architecture sur l’architecture résidentielle du Japon historique et sur le palais détaché de Katsura en particulier  17 . Du point de vue de l’histoire de l’architecture, le mouvement moderne est un point de jonction entre une modernité japonaise et une modernité occidentale, une rencontre qui révolutionne des pans entiers de la pratique architecturale au Japon, mais également en Europe et aux États-Unis. Un thème qu’abordent sous des angles différents l’article de Benoît Jacquet sur l’invention d’une modernité architecturale à Katsura   18 , celui de aji akahiro sur l’œuvre de l’architecte Horiguchi Sutemi   (1895-1984) et sa découverte de l’architecture moderne hollandaise  19 , et celui de Yola Gloaguen sur l’expression de la nature dans l’œuvre architecturale d’Antonin Raymond (1888-1976)  20 .Bien que la rencontre avec une modernité japonaise marque un tournant dans l’histoire de l’architecture moderne occidentale et, vice versa  , selon un mouvement inverse de l’Occident vers le Japon, il ne faut oublier que le mouvement de liberté apporté par le japonisme avait déjà influé un souffl e nouveau dans l’évolution stylistique de l’architecture occidentale. Lorsqu’à la fin du 󰁸󰁩󰁸  e  siècle, quelques architectes français rationalistes commencent leur carrière en dessinant des façades, 15. Edward Sylvester Morse,  Japanese Houses and their Surroundings  , with illustrations by the author  , New York, Harper & Bros., 1885, xxxiii, 372 pages.16. Bruno aut, Houses and People of Japan,  ōkyō, Te Sanseidō Co. Ltd., 1937, 318 pages. 17. Les références de ces publications sont données dans Benoît Jacquet, « La villa Katsura et ses jardins : l’invention d’une modernité japonaise dans les années 1930 », infra  , p. 136-139.18. Ibidem , p. 99-139. 19. aji akahiro, « Le regard et la sensibilité de Hsrcuchi Sutemi », infra  , p. 155-161. 20. Yola Gloaguen, « L’expression de la nature dans le parcours architectural d’Antonin Raymond. Vers la maison d’été à Karuizawa (1933) », infra  , p. 223-259.  5 D  E    L ’   ARCHIECURE    E    DU    PAYSAGE  du mobilier ou des ornements d’intérieurs, ils ne renoncent en rien à ce qu’ils considèrent alors comme moderne, une revendication qui ouvre la porte aux apports novateurs de l’art japonais. ant en architecture que dans d’autres formes d’expression artistique, les architectes-décorateurs Hector Guimard (1867-1942), Louis Bonnier (1856-1946), Charles Plumet (1861-1928), qui est aussi céramiste, Henri Sauvage (1873-1932), qui travaille alors avec le créateur de meubles et ferronnier d’art Louis Majorelle (1859-1926) de l’École de Nancy, conçoivent au tournant du siècle des habitations nouvelles  21 , souvent inspirées de précurseurs anglais proches de l’Art Nouveau, et où perce la marque d’un japonisme dans le dessin des motifs ornementaux. De même, les loggias des immeubles des architectes Plumet, Emmanuel Gonse (1880-1954) ou  Jean Formigé (1845-1926) — l’auteur de la grande serre d’Auteuil —, émergent sans doute du croisement d’un lointain gothique européen mêlé d’un orientalisme hérité des kiosques et autres pavillons de jardins de la Chine et du Japon. 21. Voir Monique Eleb et Anne Debarre, L’invention de l’habitation moderne, Paris 1880-1910,  Paris, Archives d’Architecture Moderne / Hazan, 1995, p. 381-502. Fig. 1-2 : Photographies de la Maison Knapp et de son pavillon de thé, conçus par Cram et Goodhue en 1894 et 1895-1898. D’après  Architectural Record  ,  juillet-septembre, 1898. Réédité dans Clay Lancaster, The Japanese Influence in America  , New York,  Abbeville Press, 1983 (Walton Rawls, 1963), p. 64.
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